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COVID 19 - la science de la durabilité en action

 

La science de la durabilité que l’IRD appelle de ses vœux favorise des savoirs transdisciplinaires, co-construits entre les scientifiques et les acteurs de la société, dont la finalité dépasse des intérêts disciplinaires. Cette approche s’est avérée indispensable dans la mobilisation contre la COVID-19.

 

Continuité des recherches

L’activité scientifique et l’appui à la recherche se sont poursuivis tout au long de la crise au sein de l’Institut, pour assurer la continuité des recherches en cours et des recueils de données.

Télétravail généralisé, respect des consignes de sécurité, circulation de l’information : dans le contexte épidémique, l’IRD a adapté son fonctionnement afin de maintenir au mieux son activité tout en protégeant ses agents, en phase avec les autres établissements de recherche et en lien à l'étranger avec les ambassades et les autorités locales. Durant le confinement, la cellule de crise de l’IRD s’est réunit quotidiennement pour suivre la situation afin d'adapter l'action de l'Institut.

Liens biodiversité et maladies infectueuses

Les petits exploitants défrichent les forêts pour l'agriculture, mais ils ont également un impact sur les forêts par le pâturage du bétail et la récolte de bois de feu, comme sur cette photo dans la forêt de Munesa, en Éthiopie.

© CIMMYT - Frédéric Baudron

La pandémie de Covid-19 est étroitement liée à la question de l'environnement : bien connu des chercheurs de l’IRD, le lien entre perte de biodiversité et émergence de maladies infectieuses a été particulièrement analysé pendant la crise, autour des enjeux de phylogénie du virus (qui permet de reconstituer l'évolution des organismes vivants), des liens avec la consommation de viande de brousse, mécanismes des zoonoses et globalement les aspects éco-épidémiologiques (liens avec les modifications de l’environnement, la perte de biodiversité).

Valérie Verdier, présidente-directrice générale de l'IRD a contribué à une tribune du Monde signée de quinze dirigeants d’organismes scientifiques de l'Alliance de recherche AllEnvi sur ce thème.

Au Chili, l’IRD collabore par exemple avec l'IEB (institut d’écologie et de biodiversité, Universidad de Chile), autour de la sollicitation du gouvernement chilien pour fournir des expertises scientifiques liés aux liens de l'épidémie actuelle avec l'écologie et la biodiversité.

Apports des sciences humaines et sociales

Fresque murale de sensibilisation aux gestes barrières contre le Covid-19, devant l'Université Cheikh Anta Diop à Dakar.

© IRD - Bernard Taverne

Les chercheurs de l’IRD et leurs partenaires ont bien sûr été très actifs dans les champs de l’épidémiologie et de la virologie. Mais les apports des sciences humaines et sociales ont été aussi déterminants. Sociologues, anthropologues, économistes de l’IRD se sont engagés dans l’étude du phénomène dans toutes ses composantes et les réponses à apporter, en France et dans la zone intertropicale.

Le projet CORAF (Coronavirus Afrique) a été ainsi lancé pour répondre rapidement aux questions sociales posées par l'épidémie et éclairer les décideurs en comparant notamment la réponse au Sénégal (d'initiative ministérielle), au Burkina-Faso (d'initiative communautaire) et au Bénin. L'étude repose notamment sur la veille et l'analyse des médias et des opinions en ligne.

Trois chercheurs des UMR Ceped et RESILIENCES ont obtenu un financement des Instituts de Recherche en Santé du Canada pour un projet co-porté avec l'Université de Montréal sur la réponse au COVID-19 de quatre systèmes de santé différents (Canada, France, Brésil, Mali). Un financement du Japan Science and Technology Agency a permis d'étendre l'analyse au Japon. Site du projet https://u-paris.fr/hospicovid/