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Message de Jean-Paul Moatti, qui quitte ses fonctions à la tête de l'IRD, aux personnels de l'Institut :

Jean-Paul Moatti

© Studio Cabrelli

« Comme je m’y étais engagé avec Elisabeth Barbier, mon intérim à la tête de notre Institut est resté actif jusqu’au bout. En témoignent la signature de deux nouvelles conventions prometteuses avec l’Agence française de développement (AFD) ou bien les avancées en cours du projet ARISE, African research initiative for scientific excellence , visant au renforcement des capacités scientifiques en Afrique selon un mécanisme inspiré du Conseil européen de la recherche (ERC) mais adapté aux réalités du continent,  au niveau de la Commission européenne et de l’African academy of sciences . Elisabeth Barbier, qui a joué un rôle clé dans ces avancées, a quitté ses fonctions de directrice générale déléguée à la fin du mois de janvier pour revenir à son corps diplomatique d’appartenance. Pour ma part, après cinq ans (à un mois près) comme PDG de l’Institut, je m’apprête à céder la place à une nouvelle gouvernance.

J’ai déjà eu l’occasion de m’exprimer sur le bilan de ces cinq années et ma vision des échéances 2020 dans mes précédents messages. J’ai eu beaucoup de plaisir à échanger directement sur ces sujets, à l’occasion des vœux avec les personnels de nos régions Occitanie, Sud-Est et Île-de-France. Je regrette de n’avoir pu me rendre à Brest, mais je sais qu’Isabelle Benoist, notre secrétaire générale, et Frédéric Ménard, directeur du département OCEANS, m’ont parfaitement représenté lors des vœux. Enfin, j’ai pu m’adresser, par vidéo interposée, à nos agents en Outre-Mer et dans nos pays d’accueil.

Je voudrais simplement vous dire combien je suis heureux que sur avis de nos deux ministres de tutelle, le Président de la République ait désigné notre collègue Valérie Verdier pour me succéder à cette responsabilité de PDG, et ce pour trois raisons.

En choisissant, pour la première fois, un agent statutaire de notre Institut pour le diriger, plutôt qu’une candidature extérieure, les tutelles manifestent leur confiance en l’IRD et à la trajectoire que nous avons construite ensemble. La nomination de Valérie Verdier est un gage de la poursuite efficace, voire même accélérée, des chantiers en cours.

Pour avoir pu apprécier ces cinq dernières années ses compétences, son engagement et sa détermination, je sais justement qu’elle ne se contentera pas de s’inscrire dans la continuité mais qu’elle impulsera toutes les évolutions nécessaires pour affirmer l’identité de notre Institut et renforcer son rôle leader comme outil du partenariat scientifique équitable avec les pays du Sud et porteur de la recherche au service du développement durable.

Enfin, la présence de collègues féminines à la tête d’organismes publics de recherche en est un peu améliorée, même si le chemin est encore long pour garantir la nécessaire parité de genre. C’est d’ailleurs une première à l’IRD que de voir une chercheuse portée au plus haut niveau de direction.

Dans la retraite (active) qui m’attend, je suis certain que j’aurai de multiples occasions de croiser de nouveau le chemin de certaines et certains d’entre vous. Mais, dès à présent, je veux vous dire à toutes et à tous un grand merci pour avoir fait de la fin de ma carrière académique le plus magnifique souvenir de toute ma vie professionnelle.

Plus que jamais, vive l’IRD ! »

Jean-Paul Moatti