L’Institut de recherche pour le développement en partenariat avec le CIRAD et l'INRAE a organisé jeudi 1 juillet un atelier régional pour la région Méditerranée autour de l’initiative PREZODE.

Depuis de plusieurs décennies, l’empreinte des activités humaines sur l’environnement, les paysages, la faune et flore augmente la circulation de certains microbes au sein des communautés animales mais aussi humaines. Cette promiscuité favorise l’émergence de zoonoses, ces maladies qui passent des animaux à l’Homme. L’exemple le plus parlant reste la pandémie actuelle de la Covid-19.

Lancé en janvier dernier par le président de la République française, Emmanuelle Macron, et initiée par trois instituts de recherche français – INRAE, CIRAD et IRD – l’initiative PREZODE « Prévenir les risques d’émergences zoonotiques et de pandémies » aspire à changer de paradigme. Elle combinera des projets de recherche et des actions opérationnelles à l'international dans un souci de co-construction avec la communauté scientifique, les décideurs, les ONG et populations locales.

Ce premier atelier, animé par Thomas Balenghien, chercheur au CIRAD, et Mohamed Ali Marouani, représentant de l'IRD en Tunisie, a lancé cette dynamique de co-construction pour identifier la vision commune et les obstacles à cette dernière. Il sera suivi par plusieurs autres ateliers organisés dans le cadre de la mise en place d’un agenda stratégique à l’échelle des trois instituts de recherche.

L’atelier a été suivi par des participants de plusieurs pays méditerranéens. Les profils étaient variés incluant des chercheurs, des représentants de l’administration dans les différents pays, des organisations internationales et de la société civile. Les débats ont été très ouverts avec une participation très active et un engagement remarquable de la plupart des présents.