Impact des changements d’affectation des terres sur les réseaux de transmissions et la propagation des maladies à Madagascar.

Janvier 2019 – Décembre 2023

Madagascar, La Réunion

Contexte

77% des terres de la planète ont été transformées par l’humain pour son usage. Cette transformation entraine des changements importants dans la diversité et la composition des espèces d’animaux sauvages, en particulier dans les lieux où les changements d’affectation des terres ont un impact sur des forêts intactes. Comment ces changements modifient-ils la transmission des maladies infectieuses, y compris aux humains? Cette question est particulièrement importante dans les pays à faible revenu comme Madagascar, où les zoonoses restent des menaces majeures pour la santé publique.

De nombreuses études ont cherché à établir des liens entre la modification de l’habitat, la perte de biodiversité et les maladies infectieuses. Les résultats inconsistants ont provoqué des débats passionnés. Les différents résultats selon les études ne sont en fait pas surprenants, car les effets du changement d’allocation des terres et de la diversité des espèces sur les maladies infectieuses sont mécaniquement dus à de multiples trajectoires.

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© IRD - Thierry Becquer

Riziculture à Madagascar.

Objectifs

Le projet vise à modéliser les facteurs écologiques et socioéconomiques qui influencent la propagation des maladies et à prédire comment les agents infectieux se propagent des petits mammifères et des animaux domestiques aux humains. Cet objectif sera poursuivi grâce à des approches innovantes et interdisciplinaires sur le terrain, en laboratoire et analytiques.

Les chercheurs vont, grâce à des « réseaux potentiels de transmissions », créer une cadre mathématique et écologique afin de déterminer comment l’affectation des terres influence la transmission des maladies infectieuses dans les communautés vivantes. Les réseaux potentiels de transmissions quantifient le réseau des interactions entre individus et espèces pour représenter les potentiels trajectoires de transmission des maladies.

L'équipe composée d'écologues, de sociologues et d'un mathématicien intégrera et modélisera les données écologiques et socio-économiques du d’une zone rurale de Madagascar, qui comprend une zone protégée entourée de fragments de forêt indigène, des champs agricoles et des villages d'agriculteurs de subsistance.

 

Partenaires

Coordination scientifique : Charles L Nunn, Duke Trinity College of Arts and Science.

Implication IRD : Pablo Tortosa, PIMIT

 

Financement

National Science Foundation, États-Unis