Le projet INSPIRE-UAC au Bénin est lauréat du programme Partenariats avec l’enseignement supérieur africain (PEA). L’IRD, en tant que partenaire, est au cœur de ce projet de structuration de la filière en santé publique de l’université d’Abomey Calavi.

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Porté par l’université d’Abomey Calavi, au Bénin et l’université de Limoges, le projet INSPIRE-UAC est l'un des huit projets lauréats du programme Partenariats avec l’enseignement supérieur africain (PEA) organisé par l’Agence nationale de la recherche (ANR) et Campus France.

Seul projet en santé sur toute l'Afrique, il a pour objectif de structurer l’offre de formation universitaire dans le domaine de la santé publique à l’université d’Abomey Calavi. Il garantit des débouchés professionnels forts, un principe d’équité et d’accessibilité pour les formations, ainsi qu’une pérennisation des liens entre les communautés académiques béninoises et françaises.

« La formation des professionnels en santé publique à tous les niveaux de qualification est essentielle au développement du continent africain, les besoins de modernisation des formations deviennent primordiaux. Cette modernisation exige des mesures structurelles tant sur l’environnement institutionnel que sur les formations individuelles par des échanges mutuels et de partage des savoirs », précise Dismand Houinato, professeur en neurologie et représentant du projet à l'université d'Abomey Calavi.

Tutelle de l’UMR Epimact et de l’UMR Mérit, l’IRD est partenaire du projet aux côtés de l’université Paris-Cité.

« C'est l'université d’Abomey Calavi qui a formulé le besoin de placer la santé publique comme thématique centrale de ce partenariat », indique Pierre-Marie Preux, directeur de l'unité épidémiologie des maladies chroniques en zone tropicale (EpiMaCT), à l’université de Limoges. « Ce projet s’appuie sur un partenariat de longue date entre nos deux universités, et il est important des deux côtés, puisqu’il permet aussi à l’université de Limoges de garantir son attractivité sur la durée, avec des échanges, des thèses portées par les doctorants béninois et l’émergence de nouvelles thématiques de recherche ».

Concrètement, cette structuration globale prévoit :

  • une offre de formation attractive en licence, master et doctorat (LMD) ciblée sur les besoins du monde socio-économique,
  • cinq parcours de master de santé publique dont un master international One Health,
  • un centre d’excellence de formation et recherche sous-régional pour l’Afrique de l’Ouest,
  • une chaine de valorisation de la recherche et de l’innovation incluant un incubateur,
  • un campus virtuel numérique.

« Ce projet rentre clairement dans le contrat d’objectifs, de moyens et de performance de l’IRD, qui prévoit d'impliquer l’ESR?Enseignement supérieur et la recherche français sur le territoire africain et de renforcer les liens scientifiques et de formation entre l’Afrique et la France. Nous participons notamment sur le volet de la génétique humaine, plus particulièrement en épidémiologie et épidémiologie génétique des maladies tropicales. Au-delà de la structuration des contenus et parcours de formations, nous prévoyons des stages, de la formation par la recherche », explique André Garcia, directeur de l’UMR MERIT.

Le lancement du projet INSPIRE-UAC aura lieu en novembre 2023, au Bénin, pour une durée de quatre ans.

Le programme « Partenariats avec l’enseignement supérieur africain » (PEA) est financé par l’Agence française de développement (AFD), dans le cadre de la stratégie « Bienvenue en France » portée par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (MEAE), le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (MESR), et opéré par l’Agence nationale de la recherche (ANR) et Campus France. Il a vocation à créer des partenariats stratégiques pour coconstruire entre pairs des filières de formations d’enseignement supérieur dispensées en Afrique. Ce programme pilote s’inscrit dans la dynamique de renforcement des liens entre communautés académiques africaines et françaises. Son ambition est d’allier les exigences de qualité internationale et de rayonnement des acteurs universitaires africains et français aux besoins socio-économiques locaux, tout en favorisant l’employabilité et la mobilité des étudiants et enseignants.