Une des particularités et des forces du projet Mikoko, c’est l’inclusion des communautés locales dans le cœur du projet. C’est avec cette conviction que l’équipe franco-kenyane de ce programme dédié à la conservation des forêts de mangrove de la côte Kenyane s’est rendue sur le terrain du 25 au 28 novembre dernier.

L’objectif ? Aller à la rencontre des communautés de la région de Lamu, les véritables bénéficiaires des services rendus par la mangrove et les plus vulnérables face au recul de ses forêts. Les chercheurs ont ainsi visité cinq villages afin de rencontrer les populations, de leur présenter le projet et de les inclure dans sa réalisation. Parmi les habitants rencontrés, certains provenaient des associations communautaires de gestion de la forêt, des unités de gestion des côtes, des groupes coupant la mangrove pour son bois et des associations de femmes impliquées dans des activités en lien avec les mangroves.

L'équipe du projet Mikoko à la rencontre des populations de Lamu.

© Richard Bremond

L’équipe du projet a ainsi pu récolter les avis et idées des communautés locales de la région : manque de formation sur la gestion de la mangrove, besoins pratiques relatifs à la pêche ou à l’aquaculture, des conseils sur les plantations de mangroves, besoin d’équipements, meilleures techniques de coupe, etc.

Les leaders des associations communautaires ont ensuite pu participer à un atelier commun de partage d’informations, à Lamu, où ils ont notamment été sensibilisés à la future plateforme collaborative mise en place grâce au projet. Cette plateforme permettra à tous d’obtenir des informations sur l’écosystème des mangroves mais également de contribuer à sa bonne gestion.