Du 18 au 21 février, le Museum National de Gede (comté de Kilifi) lieu réputé pour ces vestiges archéologiques, a accueilli le premier module de formation organisé dans le cadre du projet Mikoko sur la conservation et la restauration des forêts de mangroves.

Les participants à la formation sur le terrain.

© Ambassade de France au Kenya - Gilbert Nyangor

Cette formation de 4 jours visait à donner l'opportunité aux acteurs locaux travaillant avec la mangrove de s'engager dans le projet, sa stratégie étant basée sur l'acquisition et la diffusion des connaissances.

La formation a réuni les acteurs clés de la mangrove tels que les dirigeants des communautés locales et les conservateurs forestiers du Kenya Forest Service (KFS) de la zone côtière du Kenya en vue de contribuer à renforcer leurs liens. Les formateurs provenaient de diverses institutions partenaires du projet: l'Université d'Egerton, le Musée National du Kenya, le KFS, le Kenya Forestry Research Institute (KEFRI), le Kenya Marine and Fisheries Research Institute (KMFRI) et le Kenya Wildlife Service (KWS). Cette formation a été conçue pour renforcer les capacités du personnel du KFS qui est en première ligne dans les forêts de mangroves et pour assurer la conservation des ressources de l'écosystème de mangroves grâce à la participation active de la communauté.

Après un aperçu de l'écosystème de la mangrove et de sa biodiversité (faune, flore, pêche), les participants se sont rendus sur le terrain à Mida Creek pour observer les espèces de mangroves, les identifier et constituer un herbier.

Les parties prenantes ont ensuite discuté des différents services fournis par les forêts de mangroves tels que la fourniture en bois, de leur grande valeur économique et des façons dont les communautés peuvent s’investir dans leur conservation et leur restauration. L'objectif global était d'informer les participants et les principaux acteurs du secteur sur ce qui a déjà été fait, sur les lacunes actuelles dans la gestion et ce qui doit être fait pour une conservation efficace des écosystèmes de mangroves.

Une quarantaine de participants s'est déplacée pour la formation.

© Ambassade de France au Kenya - Gilbert Nyangor

Des groupes de travail se sont constitués pour réfléchir ensemble sur leurs expectatives relatives à la plateforme collaborative. Cet exercice a été très enrichissant pour la définition du contour d’un tel outil   ainsi que sur ces fonctionnalités.

Les participants ont ainsi pu bénéficier de nombreuses informations sur les écosystèmes de mangroves et surtout d'une possibilité de dialogue et de la constitution de réseaux et de partenariats au cours de la formation.

Cet évènement a permis, en concertation avec les formateurs, d’établir une feuille de route pour l’élaboration d’un manuel grand public pouvant rassembler les informations issues de différentes présentations pour une diffusion plus large au sein de villages et des écoles de Lamu.