Mis à jour le 23/11/20

Novembre 2020 – Novembre 2023

Zimbabwe

Contexte

Depuis presque 2 décennies, le Zimbabwe est confronté à une crise politico-économique qui a fortement impactée la production agricole et l’élevage en particulier. Aujourd’hui, le Zimbabwe fait face à une déstructuration des services techniques publics, mais aussi de l’enseignement supérieur en général et des sciences vétérinaires en particulier. Toutes les filières de production animale souffrent par conséquent d’une absence de systèmes efficaces de surveillance pour le contrôle des maladies à fort impact économique (fièvre aphteuse, brucellose, theilériose bovine, cowdriose, anaplasmose, grippe aviaire...).

Aujourd’hui, il n’existe pas de laboratoire national de diagnostic fonctionnel en cas de suspicion d’une nouvelle épidémie. Les échantillons biologiques doivent être envoyés à l’étranger pour être analysés. Ce manque d’autonomie nationale se traduit par des diagnostics tardifs et une capacité de contrôle limitée des maladies qu’elles soient animales ou zoonotiques.

Par ailleurs, le Zimbabwe est situé dans la zone subtropicale et abrite une faune sauvage importante et diversifiée. Dans un contexte de changement climatique, cela fait de ce pays un « hot spot » potentiel pour l'apparition future de maladies infectieuses.

Chauve-souris étudiées par le projet CAZCOM.

© IRD - Florian Liégeois

Objectifs

Ce projet vise à améliorer l’autonomie du Zimbabwe pour diagnostiquer rapidement les maladies qui circulent sur son territoire, mettre en place des contrôles efficaces et ainsi élaborer ses propres stratégies/programmes de santé animale et de santé publique. En effet, la plateforme de biotechnologie qui centralisera tous les outils biotechnologiques de pointe actuellement disponibles, permettra à toute institution zimbabwéenne :

  • d’avoir accès à des formations techniques
  • de faire effectuer les analyses biomoléculaires sur tout matériel biologique à des fins de diagnostic, d'enquêtes épidémiologiques et/ou de recherche dans des délais très courts (quelques jours), ce qui réduira considérablement les délais d’intervention des autorités sanitaires du Zimbabwe.

La plateforme de biotechnologie contribuera à la surveillance des maladies animales, zoonotiques et végétales susceptibles de toucher les populations humaines, le bétail et les cultures au Zimbabwe et dans la sous-région, mais aussi à une meilleure compréhension de la circulation des agents pathogènes à l'interface populations humaines / faune sauvage / animaux domestiques.

 

Les objectifs spécifiques sont :

  • La modification d’un laboratoire de biologie moléculaire initial en plateforme de biotechnologie autonome et adaptée capable de mettre en œuvre des technologies de pointes incluant la biologie moléculaire et la sérologie dans le dépistage de maladies (animales et végétales), l’identification et la caractérisation des micro-organismes, la génétique des populations et l’identification d’espèces et de raccourcir les délais (de plusieurs mois à quelques jours) dans les réponses/actions sanitaires lors d’événements épizootique
  • D’augmenter le niveau de sécurité du laboratoire pour travailler sur un plus grand nombre d’agents infectieux
  • De réaliser la formation d’un plus grand nombre de techniciens (des secteurs publics and privés), d’étudiants et de chercheurs aux techniques de biologie moléculaires (génétique, virologie, bactériologie…), de sérologie, et la surveillance épidémiologique
  • De proposer une expertise et des services techniques aux secteur publics et privés pour des systèmes de surveillance et de contrôle des maladies animales et zoonotiques plus performant à l’échelle nationale, pour des contrôles qualités et autres prestations techniques (formation, expertise, conseil…)

 

Partenaires

Coordination du projet : Cirad

 

Financement

Agence Française de Développement