Mis à jour le 19/08/20

Juillet 2020 – décembre 2023

Afrique du Sud, Zimbabwe

© CNRS

Contexte

Le projet REPOS ouvre un pan de recherche sur les effets de l'anthropisation sur la faune. Jusqu'à présent, la plupart des études sur l'effet de l'anthropisation sur les écosystèmes se sont concentrées sur la perte d'habitat et les effets de consommation, c'est-à-dire la récolte ou la mortalité directe des individus, avec des effets en cascade possibles sur la chaîne alimentaire. L'étude des effets indirects de l'anthropisation par le biais de contraintes imposées au comportement des individus est beaucoup plus rare et s'est principalement concentrée sur le comportement de recherche de nourriture et d'utilisation de l'espace. Cependant, pour la plupart des animaux, les déplacements et la recherche de nourriture ne représentent qu'une petite partie de leur temps : de nombreuses espèces passent 50% ou plus de leur temps au repos. Notre compréhension de l'importance du repos, de sa variabilité naturelle et de la façon dont les personnes et les activités humaines peuvent, directement ou indirectement, le modifier, n'est que fragmentaire.

Sur le plan technique, la recherche doit développer son utilisation du biologging, qui signifie le développement et l'utilisation de capteurs portés par les animaux, et qui révolutionne actuellement non seulement l'étude du comportement animal mais aussi l'écologie dans son ensemble.

Objectifs

Le projet REPOS améliorera notre compréhension de l'impact de l'anthropisation sur la biodiversité, et sur le rôle des aires protégées (qui servent de sites de référence dans le projet) dans la préservation non seulement des espèces, mais aussi de leur comportement naturel.

Le projet rassemble des laboratoires possédant toute l'expertise requise pour développer des capteurs innovants et des approches d’intelligence artificielle, au-delà de l'état actuel de la technique en électronique et en machine learning, ce qui permettra d'ouvrir une nouvelle fenêtre de connaissance sur la vie des animaux et les impacts humains sur la planète.

 

Partenaires

Coordination scientifique : Simon Chamaillé-Jammes, CEFE

 

Financement

Montpellier Université d’Excellence