Mis à jour le 02/09/21

Janvier 2018 – 2022

Zimbabwe

Présentation

L’objectif principal du projet TEMPO est de modéliser, à partir de données d’observation de la Terre, l’utilisation du paysage par des populations animales sauvages et domestiques afin de mieux caractériser les contacts et leurs déterminants dans les zones d’interface sauvage/domestique et d’estimer le risque de transmission d’agents pathogènes. 

Koudou dans le parc national Kruger, en Afrique du Sud.

© IRD/CNRS - Cécile Bégard

Les chercheurs proposent de prendre comme modèle d’étude les contacts entre herbivores domestiques et sauvages à la périphérie des aires protégées en Afrique Australe, une région du monde qui abrite de nombreux parcs nationaux et où les mouvements d’animaux entre les habitats naturels et anthropisés sont fréquemment observés dans les deux directions. Deux types de maladies seront étudiées l’une à transmission directe (la fièvre aphteuse) et la deuxième à transmission indirecte vectorielle (la fièvre de la Vallée du Rift).

Le projet TEMPO s’appuie sur des données de télémétrie, d’enquêtes et d’épidémiologie déjà disponibles (acquises dans le cadre de projets antérieurs), et porte principalement sur le développement de méthodes innovantes en modélisation spatiale pour la simulation de la mobilité animale. Les défis méthodologiques principaux qui seront adressés sont l’assimilation dans les modèles de données d’observation de la Terre multi-capteurs, et la modélisation de la mobilité à différentes échelles.

Trois volets structurent ce projet : 

  • la caractérisation et le suivi par télédétection des déterminants environnementaux de l’occupation de l’espace et des déplacements des animaux sauvages et domestiques ;
  • la modélisation des dynamiques d’occupation de l’espace prenant en compte ces déterminants environnementaux et anthropiques (conduite d’élevage) ;
  • la modélisation du risque de transmission de pathogènes entre populations animales sauvages et domestiques.

Eve Miguel (IRD) et Alexandre Caron (Cirad), écologues de la santé, tentent de télécharger les données des colliers GPS déposés sur des buffles africains.

© Michel de Garine-Wichatitski

Sites d'étude

Les zones d’étude du projet TEMPO ont été choisies en fonction de la disponibilité des données de télémétrie et d’épidémiologie.

Il s’agit de zones situées au Zimbabwe à la périphérie de trois parcs nationaux : Hwange, Gonarezhou et Kruger (Great Limpopo et Kavango Zambezi Transfrontier Conservation Areas). Les frontières entre aires protégées et zones communales au Zimbabwe sont souvent perméables (i.e. rivière, chemin de fer ou routes) et sans barrières. Les mouvements d’animaux entre les compartiments naturels et anthropiques sont fréquemment observés dans les deux directions. Enfin, la densité des grands prédateurs ainsi que la pression anthropique aux abords de ces trois sites sont variables.

Un site supplémentaire dans une zone d’interface au Mozambique (Great Limpopo TFCA) sera cartographié pour tester l’interopérabilité du modèle de mobilité animale.

Partenaires

Coordination scientifique :

  • Annelise Tran, Cirad, UMR TETIS, UMR ASTRE
  • Eve Miguel, IRD, UMR MIVEGEC

 

Financement

Montpellier Université d’Excellence