Mis à jour le 18/08/20

Projet International de Coopération Scientifique (PICS)

Janvier 2019 – décembre 2021

Afrique du Sud

© CNRS

Contexte

La prédation est une force évolutive puissante, et la plupart des espèces ont élaboré des réponses comportementales et physiologiques pour réduire le risque de prédation, de sorte que les proies bénéficient d'une meilleure forme physique, même si ces réponses entraînent des coûts. Ces coûts sont les mécanismes qui sous-tendent les effets non consommatifs de la prédation, qui se sont révélés importants sur le plan écologique, et parfois aussi importants que les effets consommateurs. Ces coûts résultent le plus souvent d'une réduction de la recherche de nourriture (compromis de recherche de nourriture et de sécurité), ou du montage d'une réponse au stress qui peut avoir des effets délétères à long terme. Cependant, il n'existe actuellement aucune théorie pour prédire et expliquer quand et pourquoi un type de réponse, ou deux, seraient observés.

Creel (2018) a récemment proposé l'hypothèse du « contrôle du risque » (COR), prédisant que « les réponses proactives aux aspects prévisibles et contrôlables du risque auront généralement des coûts liés à l'alimentation, tandis que les réponses réactives aux aspects imprévisibles ou incontrôlables du risque de prédation auront généralement des coûts liés au stress ». Cette hypothèse permet d'expliquer la diversité des réponses observées, et parfois des contradictions apparentes. Cependant, comme l'a déclaré Creel lui-même, « des tests solides de l'hypothèse COR nécessiteront davantage d'études sur les réponses aux variations naturelles du risque de prédation et les conséquences physiologiques de ces réponses ».

Objectifs

Dans ce projet associant deux écologistes comportementaux, un écophysiologiste, un doctorant et d’autres étudiants, les scientifiques testeront l'hypothèse de « contrôle du risque » proposée par Creel (2018, Ecol. Lett.) pour expliquer la variabilité de la nature et de la force des coûts des réponses anti-prédateurs. Cette hypothèse distingue les coûts alimentaires de ceux liés au stress dans les réponses proactives et réactives et prédisent que leur force est liée au fait que le risque de prédation est prévisible et contrôlable. Ils testeront l'hypothèse grâce à des observations et expériences sur les ongulés dans des réserves sud-africaines, et organiseront un atelier international qui servira de revue à mi-parcours, de cours pour les étudiants, et de prospective.

Ce projet renforcera la relation naissante entre deux équipes qui utilisent les ongulés africains pour répondre à des questions d’écologie importantes, et ouvrira la voie à de plus grands projets de recherche écophysio-comportementale.

 

Partenaires

Coordination scientifique : Simon Chamaillé-Jammes (CEFE)

 

Financement

CNRS – Institut National Ecologie et Environnement

 

 

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