Etablissement public français placé sous la double tutelle des ministères de la recherche scientifique et de l’innovation et de l’Europe et des affaires étrangères, l’IRD promeut une science engagée pour un futur durable, avec pour leitmotiv : « Contribuer, via la recherche, à l'émergence, au renforcement et à l’autonomisation de communautés scientifiques et de systèmes d’enseignement supérieur et de recherche tout en s’attachant à répondre aux besoins des populations ».
En partenariat avec les instituts de recherche nationaux, les universités, les centres hospitaliers, le secteur privé et les acteurs du développement, les équipes de recherche mènent des activités de renforcement des capacités et de transfert des savoirs science-société sur les secteurs prioritaires suivants : (1) santé et bien-être des populations, (2) système Terre et biodiversité (continuum continent océan), (3) ville durable et (4) dynamiques sociales.

 

Santé/société

Le projet TB-SPEED : Un projet de recherche pour renforcer la prise en charge de la tuberculose pédiatrique et améliorer son dépistage précoce

Le projet TB-SPEED réalise des activités de recherche visant à réduire la mortalité infantile due à la tuberculose en évaluant des approches diagnostiques de la tuberculose novatrices et coût-efficaces dans des pays à revenus limités. Cette recherche inclut une approche diagnostique bactériologique optimisée utilisant un test moléculaire effectué sur des échantillons de selles et d’aspiration nasopharyngée, l’introduction de la radiographie pulmonaire digitalisée ainsi que de la formation et du soutien des cliniciens pour le dépistage et le diagnostic de la tuberculose pédiatrique.

Sous la coordination de l’Université de Bordeaux le consortium est constitué de sept organisations : l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) en France et au Cameroun, l’université de Makerere  et l’université John Hopkins en Ouganda, l’Institut Pasteur du Cambodge, le porgramme PAC-CI en Côte d’Ivoire, l’Institut National de Santé du Mozambique, l’ONG de Solidarité Thérapeutique et Initiatives pour la Santé en Sierra Leone et l’Université de Zambie.
Au Cameroun, l’équipe du projet travaille en collaboration avec le Programme National de Lutte contre la Tuberculose (PNLT). Les travaux de recherche sont menés au Centre Mère Enfant de la Fondation Chantal Biya et aux Hôpitaux de district de Biyem Assi, Bafia et Obala.

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ARIACOV : projet de recherche-action en appui à la riposte africaine à l’épidémie de Covid-19

Depuis 2020, le projet ARIACOV, financé par l’Agence française de développement (AFD) dans le cadre de l’initiative « Covid-19 - Santé en commun », a pour objectif d’accompagner les autorités du Bénin, du Cameroun, du Ghana, de Guinée, de République démocratique du Congo et du Sénégal dans le renforcement des stratégies nationales de riposte à l’épidémie.
Fruit d’une collaboration étroite entre de nombreux chercheurs de l’IRD et leurs partenaires intervenant en Afrique de l’Ouest (Bénin, Ghana, Guinée, Sénégal) et du Centre (Cameroun, République démocratique du Congo), ARIACOV s’appuie principalement sur les Laboratoires mixtes internationaux (LMI), dispositifs de collaboration développés par l’IRD.
Au Cameroun le projet est mené en partenariat avec le Ministère de la Santé et celui de la Recherche et opérationnalisé sur le terrain par le Centre de Recherche sur les Maladies Emergentes et ré-émergentes (CREMER), laboratoire basé à l'Institut de recherches médicales et d'études des plantes médicinales (IMPM). Les enquêtes sur la dynamique de l’infection sont portées par la DROS du Ministère de la Santé avec l’appui du CREMER. Le volet Sciences Humaines et Sociales est piloté depuis le site de l’ANRS-MIE Cameroun (France Recherche Nord&Sud Sida-HIV Hépatites).
A la suite du projet ARIACOV, d’autres initiatives ont été lancées, notamment le programme AFROSCREEN qui vise à Créer et développer un réseau de surveillance génomique dans 13 pays africains ainsi que le projet PREZODE. PREZODE a pour ambition de comprendre les risques d'émergence de maladies infectieuses zoonotiques, de développer et de mettre en œuvre des méthodes innovantes pour améliorer la prévention, la détection précoce et la résilience afin d'assurer une réponse rapide aux risques des maladies infectieuses émergentes d'origine animale.

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LMI PréVIHMI (Prévention et Prise en Charge des Maladies Infectieuses Émergentes)

L’objectif général du LMI-PreVIHMI était de mettre en place une structure opérationnelle de recherche et de formation en réseau sur l’émergence de nouvelles infections rétrovirales (HIV/SIV, PTLV), l’émergence de nouvelles infections virales en général et la surveillance l’émergence des variants VIH-1 résistants aux antirétroviraux.
Le LMI a acquis une expertise reconnue dans la recherche du réservoir et l’origine animale du VIH selon une approche « One Health ». En 2006, nous avions montré que les chimpanzés du Cameroun sont à l’origine du HIV-1 M et N. Les études conduites dans le cadre du LMI ont permis de documenter que les gorilles de plaines du Cameroun sont directement à l’origine des HIV-1 groupes O et P chez l’Homme. Ainsi l’origine des 4 variants majeurs du HIV-1 est maintenant élucidée. Avec la même approche One Health, le LMI a contribué à documenter l’origine de Plasmodium falciparum et P. vivax. Le LMI continue à étudier le réservoir animal et l’écologie des filovirus et autre virus d’origine zoonotique en Afrique Centrale, en particulier au Cameroun et en RDC, deux pays à risque élevé de (ré) émergence à virus Ebola et autres.
Les projets dans le domaine de la résistance du HIV aux ARV sont importants en particulier pour atteindre les objectifs de l’ONUSIDA 90-90-90 pour stopper l’épidémie en 2030.
Les projets menés dans le cadre du LMI apporteront des informations importantes sur l’efficacité des nouveaux traitements recommandés par l’OMS pour les pays du Sud, la faisabilité des tests de charge virale simplifiés en zone rurale et l’efficacité d’une nouvelle classe d’antirétroviraux.
Dans chaque pays des personnes ont été formées sur ces thèmes; en particulier sur la prise en charge du HIV et les techniques de laboratoires pour le suivi des patients et l’identification de nouveaux variants VIH, ainsi que sur la surveillance de maladies émergentes avec le développement et le transfert d’outils sérologiques et moléculaires (masters, thèses, ou formations pour approfondir des techniques). Ce LMI a créé un réseau effectif régional de collaborations Sud-Sud avec des activités  complémentaires entre la RDC et le Cameroun illustrées par l’ouverture sur des études sur le virus Ebola.

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Environnement/société

Le projet Douala Ville Durable

Dans l’optique de tenir compte de la lutte contre le changement climatique (gestion et réduction des risques de catastrophes) et la préservation des milieux naturels dans sa politique de développement urbain, la Ville de Douala, avec l’appui du Fonds français pour l'environnement mondial (FFEM), a mis sur pied le projet « Douala ville durable ».
Parmi les composantes de ce projet, figure la forte vulnérabilité des populations face aux inondations. Cet axe de travail, dont l’objectif est d’améliorer la connaissance et la prise en compte de l’aléa inondation et des effets du changement climatique dans les documents de planification de la ville, est piloté par l’IRD en collaboration avec l’Université de Douala.
Quelques résultats saillants à ce jour :
• Installation d’un dispositif d’alerte précoce des crues avec neuf pluviographes, un distromètre deux marégraphes, et cinq limnigraphes automatiques sur le bassin du Tongo Bassa (50 km2),
• Acquisition en temps réel de la pluviométrie à l’échelle de la ville (réseau de pluviographes automatiques couplé avec le système d’acquisition des pluies spatialisées RainCell en association avec Orange Cameroun).
Ce projet est mené dans le cadre d’un consortium qui inclut Université de Douala, IRD, BRGM et Bureau d’étude Philia Ingénerie et la Communauté Urbaine de Douala (Maîtrise d’ouvrage).

Dynamique des écosystèmes continentaux d’Afrique Centrale

Le Laboratoire Mixe International DYCOFAC (Dynamique des écosystèmes continentaux d’Afrique Centrale) a été créé pour poursuivre et développer les actions de recherche sur la thématique « zone critique (ZC) et ressource en eau » en Afrique centrale, sur la base de projets pluridisciplinaires co-construits entre scientifiques de la sous-région Afrique centrale (principalement Cameroun et Gabon) et du Nord (France, UK, Belgique et EUA). Ce LMI a pour objectif principal l’étude des liens existant entre l’évolution du climat et l’occupation des sols au travers de la dynamique du couvert végétal et des cycles biogéochimiques. Ces liens, qu’ils soient forçages ou réponses, sont complexes, insuffisamment étudiés et peu quantifiés dans les écosystèmes terrestres forestiers en Afrique centrale. Ils doivent être abordés de manière intégrée à différentes échelles spatiales et temporelles. Mieux appréhender les réponses de la ZC en termes d’évolution structurale, de stockages et de flux (solutés, eau, énergie, gaz et sédiments) face aux changements climatiques et d’occupation des terres doit permettre d’utiliser les connaissances acquises pour préserver les services écosystémiques. Ceci implique de faire appel à des disciplines comme la climatologie, l’écologie, l’hydrologie, la géochimie et la géographie. Ainsi, les actions de recherche sur les propriétés et des processus de la ZC se doivent d’être intégrées afin de collecter des ensembles de données spatialement denses et temporellement étendues. L’approche bassin versant sera au cœur d’une démarche « multi-échelles ». Le projet s’inscrit dans la dynamique scientifique internationale actuelle de fédérer les actions de recherche sur les bilans et processus de la ZC, et de les insérer dans des réseaux d’observation des écosystèmes terrestres.

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Vers la mise en place du Centre en Biogéosciences de l'Environnement au Cameroun

Les biogéosciences de l’environnement nécessitent une vision intégrée par des approches interdisciplinaires et transdisciplinaires propres aux Sciences de la Durabilité. Cette discipline relativement nouvelle vise à traiter des problèmes mondiaux complexes et à long terme, tels que les changements climatiques et écosystémiques induits par l'homme, dans une perspective globale. Elle vise également à promouvoir des solutions et identifier les bonnes pratiques qui contribuent à reconstruire une relation saine entre la société humaine et l'environnement (c'est-à-dire des systèmes socio-écologiques couplés). Une interface renforcée entre le monde académique et les parties prenantes (gouvernements, groupes de réflexion, secteur privé, ONG et autres acteurs de la société civile) est essentielle pour élaborer et mettre en œuvre de telles solutions.
Bien que la zone forestière d’Afrique centrale avec le pourtour du Golfe de Guinée soient des zones géostratégiques majeures jouant un rôle fondamental pour l’avenir de la Biosphère et de l’Humanité, il y a un manque évident de données concernant le cycle de l’eau et les cycles biogéochimiques associés, le continuum terre-mer, la dynamique forestière, la biodiversité fonctionnelle, les émissions de gaz à effet de serre et les services écosystémiques. Il est donc crucial de développer des recherches dans cette zone qui ont trait à la large thématique des biogéosciences de l’environnement. L’IUCN (International Union for Conservation of Nature) souligne ainsi dans nombre de ses rapports  que : “au Cameroun comme dans tous les pays d'Afrique Centrale, les cadres politiques et légaux, malgré leur consistance, restent faibles pour permettre de s'attaquer de manière efficace à la dégradation rapide des ressources naturelles …/… la gestion de la biodiversité et de l’environnement sont entre autres défis auxquels le pays doit faire face”.
Parmi les défis socio-environnementaux appelant des approches inter- et transdisciplinaires liés au climat, aux forêts, aux espaces littoraux et côtiers et aux villes, il s’agit d’améliorer (1) les services climatiques et la gestion des risques environnementaux (dans le cadre des INDC  nationaux), (2) la gestion durable et la conservation des environnements côtiers, littoraux et marins, (3) la gestion durable des ressources forestières et le stockage du carbone (4) la conservation de la biodiversité, (5) la gestion durable des sols et de la ressource en eau et (6) la gestion du développement du tissus urbain pour aller vers des villes durables, inclusives et résilientes. Relever ces défis nécessite de fédérer les forces scientifiques existantes, réelles mais dispersées, et les associer, dans une approche transdisciplinaire, avec les autorités nationales et locales, les opérateurs privés et les acteurs de la société civile œuvrant dans le domaine de l’environnement pour favoriser la mise en œuvre de politiques publiques garantissant la durabilité des modes d’exploitation des ressources naturelles et leur plus grande contribution aux économies locales.

Orientation stratégique et financement

En vue d’améliorer la contribution de la recherche au développement du pays, le gouvernement camerounais a préconisé de (1) mettre en place un Système National d'Innovation, (2) mutualiser les capacités infrastructurelles et scientifiques des centres de recherche et des universités en veillant au relèvement des plateaux techniques, (3) créer un mécanisme de financement pérenne de la recherche dans tous les secteurs (4) définir une stratégie de partenariat international dans le domaine de la recherche afin de capter les technologies et les connaissances qui auraient une plus-value significative pour le développement du pays.
Afin de s’aligner avec la stratégie nationale de développement 2020-2030  et apporter des éléments de réponses aux défis multiples énoncés ci-dessus, le Ministère de la Recherche Scientifique et de l’Innovation (MINRESI) du Cameroun, partenaire de longue date de l’IRD, assure la maîtrise d’ouvrage pour la création d’un Centre en Biogéosciences de l’Environnement (CBE) en vertu de ses missions régaliennes. Ce centre est financé par le Contrat de Désendettement et Développement (C2D) géré par l’AFD.
L’IRD a été chargé de réaliser l’étude de faisabilité pour la mise en place du CBE. Cette étude, dont J. J. Braun (IRD) et N. Elouga (MINRESI), étaient les chefs de mission pour nos institutions respectives, était indispensable pour s’assurer de la viabilité du projet sur le long terme au vu des nombreux enjeux, qu’ils soient stratégiques, financiers, techniques, juridiques, partenariaux, etc. Cette étude comprenait les quatre composantes suivantes : (1) diagnostic sur les besoins en recherche environnementale au Cameroun (phase préparatoire et expression des besoins), (2) études techniques sur les investissements nécessaires (immobilier, équipements et infrastructures), (3) étude sur le modèle économique du centre et (4) étude sur le modèle de gouvernance du centre.
L’étude de faisabilité a été réalisée entre octobre 2020 et mars 2021 et a été validée par le Comité Technique Bilatéral du C2D le 27 juillet 2021. L’IRD (Assistance à Maitrise d’Ouvrage, AMO) accompagne le MINRESI pour (1) la phase d’instruction du projet qui prendra fin en décembre 2022 et (2) la phase de conception-réalisation du centre qui devrait s’étendre entre 2023 à 2025.
Le budget alloué pour la construction du bâtiment principal et l’équipement de la plateforme analytique (chimie géomatique et modélisation) est de 3 millions d’euros (2 milliards de FCFA) (octroi en novembre 2022). Une part non négligeable du budget (400 K€, 260 millions de FCFA) est dédiée à l’achat d’équipements de laboratoire. Le plan de financement à long terme (hors financement C2D de 3 millions d’€) s’articule sur des fonds récurrents (MINRESI et IRD) et un pourcentage prélevé sur les projets. La diversité des financements sera garante de la pérennisation du CBE. Un budget additionnel de 100 K€ a été levé par l’AFD pour la pré-étude architecturale et la rédaction des documents d’appel d’offre pour le recrutement d’une AMO piloté par l’IRD pour la phase de conception-réalisation.
Le CBE sera localisée sur le campus scientifique de Nkolbisson à Yaoundé et occupera une superficie d’environ un hectare. Le CBE (1) gérera des plateformes technologiques de haut niveau et des ressources informatiques, ouvertes et animées par du personnel qualifié, (2) fournira un soutien administratif aux personnels et (3) accueillera la représentation IRD-Cameroun et bénéficiera de ses facilités propres, entre autres, son parc de véhicules de terrain.

Principes de fonctionnement du Centre en Biogéosciences de l’Environnement

Le CBE fonctionnera comme un « hôtel à projets ». Il a pour mission de (1) définir des orientations scientifiques déclinées en projets de recherche et de développement (ex. études d’impact, observatoires urbains), (2) produire des publications de standard international, (3) développer des bases de données accessibles et (4) informer les décideurs et les acteurs opérationnels. Il a aussi pour but de renforcer les capacités scientifiques et la coopération avec les parties prenantes. Ces objectifs demandent une intensification des recherches et visent à favoriser un accroissement du potentiel scientifique national dans les domaines de compétence du CBE qui seront principalement l’hydroclimatologie, les cycles biogéochimiques (stockages et émissions de GES, entre autres), l’écologie de la végétation, les dynamiques territoriales et les villes durables inclusives et résilientes. Seront également nécessaires des recherches méthodologiques transversales en modélisation, analyse des données géolocalisées et traitement des observations spatiales. Au CBE seront également associés des dispositifs pérennes d’observation de l’environnement. Les observatoires constituent des dispositifs stratégiques et opérationnels permettant, à partir des données collectées dans la durée, validées, et qualifiées, de renforcer le lien entre recherche fondamentale, innovations et applications opérationnelles.
Le CBE affiche clairement une vocation sous régionale, celle-ci à plusieurs niveaux. Il s’agit de (1) pouvoir comparer des écosystèmes à divers degrés d’anthropisation, des plus préservés (p.ex. bassin du fleuve Ogooué au Gabon) au plus impactés par les activités humaines (p.ex. bassins des fleuves Sanaga et Wouri) et apporter des éléments de réponse à leur développement durable, (2) régionaliser les systèmes d’observation hydroclimatologique et (3) renforcer les capacités et favoriser les échanges scientifiques (chercheurs, étudiant, ingénieurs et techniciens) au sein des pays de la CEEAC pour une meilleure intégration sous-régionale. Cette vocation (1) s’inscrira dans le tissu national camerounais (enseignement supérieur et recherche (ESR), collectivités territoriales, acteurs économiques, etc.), (2) accueillera pour des périodes variables des chercheurs aux profils variés et/ou des équipes de renommée nationale et internationale qui se structureront en équipes thématiques, (3) permettra aux chercheurs d'interagir entre eux (interdisciplinarité) et avec les acteurs publics et privés (transdisciplinarité), (4) renforcera la compétitivité basée sur l’économie de l’innovation et permettra l’émergence de jeunes talents (en ouvrant un espace de tiers-lieu), et (5) maintiendra sur le long terme la dynamique « projets » articulée sur des « tasks forces » qui entretiendront un flux régulier de financements. Plusieurs institutions ont d’ores et déjà manifesté leur intérêt pour intégrer le CBE : Universités africaines (Gabon, Congo-B, Congo-K), Universités françaises (UMR à co-tutelle IRD), Universités japonaises (JICA) et Congo Basin Institute (IITA-University of California Los Angeles), basé au Cameroun.
Le Laboratoire Mixte International DYCOFAC, outil collaboratif de l’IRD, sera au cœur du CBE. Le LMI a déjà permis de structurer les activités RDI et de renforcement des capacités en biogéosciences de l’environnement en Afrique centrale depuis 2018. Le CBE intégrera, à partir de 2025, les activités de la phase 2 du LMI DYCOFAC (2023-2027), si validée.

Plusieurs défis majeurs sont à relever :

  • Pour garantir une visibilité internationale, il faudra (1) mettre en place une direction scientifique et un conseil scientifique de niveau international, (2) effectuer des évaluations régulières, (3) sécuriser les infrastructures, (4) rendre accessible les équipements scientifiques de pointe, les services informatiques et de calculs performants, (5) ouvrir le CBE vers l’extérieur (colloques, séminaires) et (6) respecter l’équilibre de genre.
  • Une gestion administrative et financière rigoureuse et transparente assurera la crédibilité / légitimité auprès des bailleurs. Elle sera renforcée par la présence de la Représentation IRD sur site. Il faudra inculquer une dynamique « projets » à l’ensemble des partenaires pour garantir la pérennité des financements extérieurs. Le recrutement de personnels qualifiés et l’instauration d’un suivi qualité garantira les services d’analyses et d’expertises.
  • Actuellement, les fonds C2D ne sont suffisants que pour construire le bâtiment « amiral ». Il s’agit donc de chercher, dans la mesure du possible, d’autres sources de financement. Des accords institutionnels ont été signés avec le Congo Basin Institute. Le CBI planifie la création d’un centre d’enseignement à distance sur le campus de l’IITA. Nous avons été sollicités pour savoir si, sur le site du CBE, il était envisageable de construire et mutualiser une salle de conférence, un restaurant et des hébergements pour chercheurs et étudiants.
  • Une analyse des options de gouvernance a été réalisée par un cabinet privé camerounais spécialisé. Il ressort que pour autoriser une gouvernance partagée et une autonomie de gestion, le Groupement d’Intérêt Publique est préférable avec une direction scientifique de l’IRD sous l’autorité du MINRESI.