Sous le haut patronage du Ministère de la Santé Publique, l’atelier de restitution finale du projet d’Appui à la RIposte Africaine à l’épidémie de Covid-19 (ARIACOV) s'est tenu les 10 et 11 octobre 2022 à Yaoundé.

Anne Cecile Bissek, coordinatrice Sud du site de l'ANRS/MIE au Cameroun
Anne Cecile Bissek, coordinatrice Sud du site de l'ANRS/MIE au Cameroun

Depuis juin 2020, le projet ARIACOV, financé par l’AFD, est coordonné par l’IRD en partenariat avec des laboratoires et structures de recherche nationales de 6 pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre (Bénin, Cameroun, Ghana, République de Guinée, République démocratique du Congo et Sénégal).
Au Cameroun, le projet ARIACOV a été porté par le Centre de Recherche sur les Maladies Emergentes et Ré-émergeantes (CREMER), la Division de la Recherche Opérationnelle de la Santé (DROS), le site ANRS|MIE Cameroun et l’Université Catholique d’Afrique Centrale (UCAC), ce qui a permis de contribuer au renforcement des capacités de dépistage du virus et de produire, par la recherche opérationnelle, des données de santé publique.
Lors de cet atelier plusieurs questions ont été abordées par l’ensemble des  partenaires scientifiques et techniques du projet, à savoir : la diffusion réelle du virus SARS-CoV-2 dans les populations d’Afrique de l’Ouest et du Centre, l’expérience des populations africaines face à cette maladie nouvelle ainsi que le retour d’expérience ouest et centre-africain de l’épidémie de COVID-19.

Quelques résultats majeurs

Yves-Marti Prével, directeur du Département scientifique Santé et Sociétés (SAS) de l'IRD
Yves Martin-Prével, directeur du Département scientifique Santé et Sociétés (SAS) de l'IRD
Eric Delaporte, coordonnateur du projet Ariacov
Eric Delaporte, coordonnateur du projet Ariacov

Du point de vue de la recherche opérationnelle, plusieurs résultats majeurs ont émergé.  En terme de dynamique de l’infection, les résultats du projet ARIACOV montrent de la façon la plus fiable et de façon comparable entre les pays que de la diffusion du virus SARS-COV2 a été majeure en population générale allant d’environ 20% après la 1ere vague, puis 40% après la 2ème vague à plus de 70% après la vague Omicron. Ce qui démontre l’importance de l’immunité acquise au sein des populations africaines des pays concernés par le projet.
Au plan des enseignements et recommandations de Santé Publique, les résultats croisant données épidémiologiques et en sciences humaines et sociales ont été discutés, en particulier avec les représentants de l’OMS à la lumière de la politique vaccinale COVID en Afrique. Le constat est que la couverture vaccinale en Afrique est hétérogène mais globalement extrêmement faible, l’OMS annonce un objectif de 60% de la population africaine à vacciner. A la lumière des résultats ARIACOV (70% d’immunité en population générale), un consensus a émergé pour prôner des campagnes de vaccination ciblées sur les plus fragiles et non plus généralisées à toute la population.
En outre, ce projet a permis de renforcer les capacités de diagnostic moléculaire et sérologique du virus SARS-CoV-2, 2.

photo de famille
Pour en savoir plus :

Lien vers le site ARIACOV ici