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																						<title>Toute l'actualité / IRD - Institut de recherche pour le développement (IRD)</title>
	<link>http://www.ird.fr/toute-l-actualite/(view_mode)/rss</link>
    <language>fr</language>
			
							

					<item>
				<title>Un nuage sur le toit du monde</title>
				<link>http://www.ird.fr/toute-l-actualite/colloques-et-manifestations/festivals-et-projections/un-nuage-sur-le-toit-du-monde</link>
                <pubDate>Sat, 15 Jul 2017 00:00:00 +0200</pubDate>
				<description>Ushuaïa TV diffusera le 15 juillet à 10 h
 &amp;quot;Un nuage sur le toit du monde&amp;quot;, film documentaire de 2012 coproduit par Arte France, Le Miroir, CNRS Images, IRD, ICIMOD.
&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; 
&amp;quot;L'air de l'Himalaya est aussi pollué que celui des villes d'Europe&amp;quot; : par ce titre choquant, le grand public a été informé, en octobre 2008, des résultats de mesures atmosphériques réalisées à plus de 5 000 mètres d'altitude, au pied de l'Everest.
&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; 
Après la découverte d'un gigantesque nuage de pollution sur l'océan Indien, une équipe scientifique franco-italienne venait en effet de relever pour la première fois des taux de concentration de particules de suie surprenants dans un espace aussi vierge que les hauts sommets himalayens.
&amp;nbsp;&amp;nbsp; Des images-satellites aux foyers des paysans népalais en passant par une pyramide de verre, véritable laboratoire du futur implanté à 5 000 mètres d'altitude, le film enquête sur ce phénomène qui met en évidence les liens entre pollution, réchauffement climatique, système hydraulique et agriculture de la région. &amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Il suit des équipes multidisciplinaires parties étudier les interdépendances de l'air, de la neige, de l'eau et de la glace, à la recherche de solutions possibles.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;
Documentaire de 52 minutes, réalisation : Agnès MoreauConseillers scientifiques : Yves Arnaud, Pierre Chevalier, IRD</description>
			</item>
					<item>
				<title>Ces forêts qui érodent</title>
				<link>http://www.ird.fr/toute-l-actualite/actualites/actualites-generales/ces-forets-qui-erodent</link>
                <pubDate>Wed, 12 Jul 2017 00:00:00 +0200</pubDate>
				<description>Les exploitations de teck envahissent le nord du Laos depuis une vingtaine d’années. Face à une pression foncière accrue, ces plantations offriraient aux agriculteurs des moyens de subsistance plus pérennes. Mais ces forêts, en condensant dans un espace restreint des arbres en monoculture,&amp;nbsp; génèrent d’importants problèmes d’érosion

1. «&amp;nbsp;Au Laos, nous étudions un bassin versant depuis 1998 où les exploitations de teck se multiplient, explique le pédologue Christian Valentin. Les plantations représentaient 4&amp;nbsp;% du bassin avant 2007. Elles sont passées à 36&amp;nbsp;% en 2014 et devraient atteindre les 75&amp;nbsp;% en 2020&amp;nbsp;! ».Ce développement s’est accompagné d’un abandon des cultures annuelles de riz pluvial (cultivé sur pente, contrairement au riz inondé).&amp;nbsp;Les agriculteurs reproduisent les pratiques traditionnelles sur ces nouvelles exploitations. «&amp;nbsp;Les paysans brûlent traditionnellement le recru de végétation après plusieurs années de jachère, précise l’hydrologue Olivier Ribolzi. Ils procèdent de la même manière avec le sous-bois dans les plantations de teck au bout de trois à quatre années de culture. Leur objectif est d’éliminer les plantes qui pourraient être concurrentes des arbres. Ce brûlis met le sol &amp;nbsp;à nu. Il en résulte une très forte érosion et un important ruissellement.&amp;nbsp;» La structure du sol détruite, la surface&amp;nbsp; s’encroûte et devient imperméable. L’infiltration étant moins importante, les stocks d’eau souterraine se reconstituent plus difficilement et le ruissellement à la surface du sol s’accroît. Le risque de crue rapide et d’inondations s’en trouve exacerbé. &amp;nbsp;


	
    
            
                            
                   

        	    

    		            		        
            
            
            
            
    

    	        
                                    &amp;copy; 
IRD / C. Valentin                 
					
				
Champ de riz pluvial dans le bassin de Houay Pano, au Laos			
		
                                
                    Indigo 
53170                 
                &amp;nbsp;
                        
	
Les impacts négatifs de ce type de plantation sont d’autant plus importants que les arbres, hauts de 15 à 20 mètres, ne protègent pas le sol. Ainsi, les gouttes de pluie qui se concentrent sur leurs feuilles ont une énergie cinétique 50&amp;nbsp;% plus importante que les gouttes non interceptées par le feuillage. Lorsqu’elles impactent le sol, elles agissent comme de petites bombes, détachant les particules du sol&amp;nbsp; qui se trouvent entraînées par le ruissellement. &amp;nbsp;« En transportant ces particules vers les rivières, le ruissellement augmente la teneur de bactéries pathogènes dans les cours d’eau et favorise leur contact avec les populations, relève Christian Valentin.&amp;nbsp;Les plantations de teck sont souvent pointées du doigt comme étant à l’origine de ces problèmes mais au-delà de cette essence elle-même, c’est surtout une mauvaise gestion des exploitations qui est en cause. » Cette problématique se retrouve en effet dans d’autres pays du Sud-Est asiatique avec des plantations d’hévéas ou d’eucalyptus.Comment parvenir dans ce cas à une gestion plus durable ? Les chercheurs préconisent en premier lieu d’arrêter de brûler le sous-couvert forestier. Ce dernier pourrait être renforcé en associant certaines cultures comme l’herbe à balais, la patate douce, le gingembre ou la cardamone. «&amp;nbsp;Ces plantations permettent de maintenir un sous-couvert et d’apporter des revenus supplémentaires aux agriculteurs, souligne Olivier Ribolzi. Il faudra aussi les convaincre d’éclaircir leurs exploitations au fur et à mesure afin que celles-ci soient moins denses. L’enjeu est que ces pratiques soient rentables pour qu’elles soient acceptées. Nous travaillons en ce sens avec nos partenaires scientifiques locaux.&amp;nbsp;»Note 

1. Olivier Ribolzi, Olivier Evrard, Sylvain Huon, Anneke de Rouw, Norbert Silvera, Keo Oudone Latsachack, Bounsamai Soulileuth, Irène Lefèvre, Alain Pierret, Guillaume Lacombe, Oloth Sengtaheuanghoung et Christian Valentin, 

From shifting cultivation to teak plantation: effect on overland flow and sediment yield in a montane tropical catchment, Scientific Reports, 2017.</description>
			</item>
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				<title>Parution de l'ouvrage "L'énigme et le paradoxe. Economie politique de Madagascar"</title>
				<link>http://www.ird.fr/toute-l-actualite/actualites/communiques-et-dossiers-de-presse/cp-2017/parution-de-l-ouvrage-l-enigme-et-le-paradoxe.-economie-politique-de-madagascar</link>
                <pubDate>Thu, 06 Jul 2017 00:00:00 +0200</pubDate>
				<description>Les éditions IRD et AFD vous présentent l'ouvrage &amp;quot;L'énigme et le paradoxe. Economie politique de Madagascar&amp;quot;, un ouvrage&amp;nbsp;à la fois documenté et accessible, pour mieux comprendre Madagascar et pour appréhender les différentes dimensions du développement au Sud.
La situation économique de Madagascar est singulière à plus d’un titre. D'une part, le niveau de vie des Malgaches ne cesse de régresser depuis l’indépendance en 1960, un cas unique pour un pays qui n’a pas connu de conflits majeurs ; d’autre part, à chaque fois que le pays s'est engagé sur la voie de la croissance, celle-ci a été brutalement interrompue par une crise socio-politique, mettant à bas les espoirs qu'elle avait suscités. Pour éclairer ce contexte spécifique, les auteurs décryptent l’« énigme » et le « paradoxe » malgaches en procédant à une lecture d'économie politique dans le temps long et en s’appuyant sur des données statistiques de première main.La trajectoire du pays est analysée à l’aune des théories du développement. L’identification des rentes et des stratégies d’acteurs, le rôle de la violence, le fonctionnement des institutions, la sociologie des élites malgaches ainsi que le rapport entre les citoyens et le pouvoir sont également parmi les grands thèmes traités dans cette analyse.En dépit de sa spécificité, Madagascar est emblématique d'une situation commune à de nombreux pays du Nord comme du Sud. La fragilité des coalitions entre élites y nourrit une instabilité systémique d'autant plus grande qu'elle vient se greffer sur un mécontentement populaire préexistant et récurrent, suscité par des distorsions fortes entre améliorations au quotidien et aspirations au développement.Cet ouvrage sera présenté lors de &amp;quot;

Zama&amp;quot;, plus grand rassemblement de la diaspora malgache organisé à Lille du 7 au 9 juillet 2017.Sommaire

Chapitre 1 :&amp;nbsp;La trajectoire malgache à l'aune des théories du développement&amp;nbsp;
Chapitre 2 : Repères pour une économie politique de la trajectoire malgache
Chapitre 3 : Les qualités structurelles
Chapitre 4 : Les facteurs de blocage
Chapitre 5 : Les élites à Madagascar : un essai de sociographie


Les auteurs

Mireille Razafindrakoto
 est économiste et statisticienne, directrice de recherche à l'IRD et membre de l'UMR Dial. Madagascar est l’un des champs privilégiés de ses recherches qui portent sur les liens entre le marché du travail et les multiples dimensions de la pauvreté, ainsi que sur le rôle des institutions et la gouvernance.
François Roubaud
 est économiste et statisticien, directeur de recherche à l’IRD et membre de l’UMR Dial, dont il a été le directeur entre 2000 et 2003. Spécialiste de Madagascar, il étudie plus particulièrement le marché du travail et l’économie informelle, la gouvernance, les institutions et l’économie politique du développement.
Jean-Michel Wachsberger
 est agrégé de sciences sociales et maître de conférences en sociologie à l’université de Lille-3. Il est chercheur au Ceries et chercheur associé à l'UMR Dial. Engagé depuis 2003 sur des recherches à Madagascar, il travaille sur les effets de quartier, les dimensions de l’intégration sociale, la participation citoyenne et la sociologie des élites.</description>
			</item>
					<item>
				<title>La fondation Bill et Melinda Gates soutient un projet de lutte contre le paludisme transfrontalier entre la Guyane française et le Brésil</title>
				<link>http://www.ird.fr/toute-l-actualite/actualites/communiques-et-dossiers-de-presse/cp-2017/la-fondation-bill-et-melinda-gates-soutient-un-projet-de-lutte-contre-le-paludisme-transfrontalier-entre-la-guyane-francaise-et-le-bresil</link>
                <pubDate>Mon, 03 Jul 2017 00:00:00 +0200</pubDate>
				<description>L’élimination du paludisme constitue un des Objectifs de développement durable (ODD). Même si la maladie a vu ses taux d’incidence et de mortalité significativement diminuer depuis 2000, le paludisme était encore responsable de 214 millions de cas et de 438 000 décès en 2015, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).&amp;nbsp;Atteindre l’élimination du paludisme requiert le maintien d’efforts coordonnés au niveau mondial (&amp;quot;global war&amp;quot;) mais également une lutte ciblée (&amp;quot;local guerillas&amp;quot;) dans des contextes locaux favorisant le maintien de la transmission. En particulier, le &amp;quot;paludisme transfrontalier&amp;quot; est considéré comme un obstacle majeur à l’élimination de la maladie. 
Les frontières internationales séparent le plus souvent des réalités très différentes des points de vue socio-économique, environnemental, culturel et de gestion territoriale.&amp;nbsp;L’absence de visions objectives et unifiées des situations épidémiologiques du paludisme dans les zones transfrontalières, du fait d’un manque de partage et d’une non comparabilité immédiate des données, des informations et des connaissances de part et d’autre des frontières, participe à la difficulté de définir des stratégies de prévention et de lutte efficaces, ainsi qu’au renvoi de responsabilité d’un pays à l’autre.La zone transfrontalière guyano-brésilienne sous surveillanceLa zone transfrontalière guyano-brésilienne est un exemple typique : ces dernières années, le nombre de cas de paludisme a fortement diminué dans les deux pays pour atteindre, en 2016, moins de 500 cas en Guyane française et moins de 11 500 cas dans l’état brésilien d’Amapá, frontalier avec la Guyane. La Guyane française s’est en effet doté d’une plan de pré-élimination du paludisme à l’horizon 2018 et le brésil s’est engagé dans un plan d’élimination d’ici 2030, en accord avec les ODD.Toutefois, il subsiste une circulation importante de plusieurs espèces de parasites (du genre plasmodium
) dans la zone transfrontalière entre les deux pays, au sein des populations autochtones vulnérables et de populations mobiles difficiles à atteindre et à suivre (orpailleurs en particulier). De plus, les méthodes de diagnostic, de traitement et de suivi des patients diffèrent d’un pays à l’autre. Enfin, la coopération transfrontalière, le partage de données, d’informations et de connaissances sont, à ce jour, insuffisants.Projet &amp;quot;Fighting Malaria : From Global War to Local Guerrillas at International Borders&amp;quot;C’est dans ce contexte que la Fondation Bill et Melinda Gates vient d’annoncer son soutien au projet &amp;quot;Fighting Malaria : From Global War to Local Guerrillas at International Borders&amp;quot;, dans le cadre de l'appel à projets &amp;quot;Grand challenges explorations Round 18&amp;quot;.Ce projet est porté par Emmanuel Roux et Jean-Christophe Desconnets, chercheurs à l’IRD (UMR ESPACE-DEV), en collaboration avec l’Institut de communication et d’information scientifique et technologique en santé (ICICT) de la fondation Oswaldo Cruz (Brésil), le Laboratoire central de santé publique d’Amapa (LACEN-AP) et le service des Centres délocalisés de prévention et de soin (CDPS) du Centre hospitalier Andrée Rosemon (CHAR) de Cayenne (Guyane française).Il a pour objectif de&amp;nbsp;développer et de mettre en œuvre de façon opérationnelle l’harmonisation et la publication des informations relatives aux cas de paludisme recensés par les systèmes de surveillance de Guyane française et du Brésil.
La construction d’une base de données harmonisées transfrontalière repose sur&amp;nbsp;:

l’expertise du partenariat (épidémiologie, parasitologie, systèmes de surveillance) pour définir les règles d’intégration et d’harmonisation
la technologie informatique ETL (pour Extract, Transform and Load) pour la mise en œuvre de ces règles de façon automatique et régulière
l’utilisation de standards de méta-données et d’ontologies de domaine afin de formaliser la connaissance et de faciliter la reproductibilité de l’approche dans d’autres contextes transfrontaliers. En particulier, l’approche sera adaptée et appliquée à la tri-frontière Colombie-Pérou-Brésil.


Ce projet s’inscrit dans un objectif plus ambitieux de l’UMR ESPACE-DEV et de ses partenaires&amp;nbsp;: la construction d’observatoires transfrontaliers des maladies vectorielles
, qui consiste à développer et à mettre en œuvre les méthodologies, le partenariat et les outils permettant de recueillir, représenter, analyser et modéliser conjointement des données, informations et connaissances transfrontalières comparables, pluridisciplinaires, spatialisées, qualifiées, et ce sur le long terme.Plusieurs programmes de recherche et de renforcement des capacités co-portés par l’UMR ESPACE-DEV contribuent à ces travaux&amp;nbsp;:

projets TéléPal, APUREZA et Sentinel2-Malaria financés par le programme TOSCA/CNES
projet 

GAPAM-Sentinela financé par le programme Guyamazon
Jeune équipe associée à l’IRD 

GITES</description>
			</item>
					<item>
				<title>Interview : "Insécurités, sociétés et élevage dans le bassin du lac Tchad"</title>
				<link>http://www.ird.fr/toute-l-actualite/actualites/actualites-generales/interview-insecurites-societes-et-elevage-dans-le-bassin-du-lac-tchad</link>
                <pubDate>Mon, 03 Jul 2017 00:00:00 +0200</pubDate>
				<description>Le réseau international Méga-Tchad, de recherche sur l’histoire et l’évolution des sociétés dans le bassin du lac Tchad, tenait récemment son colloque biennal à Nice 

(1). Les travaux de cette 17ème édition étaient consacrés aux &amp;quot;insécurités&amp;quot;, notamment à Boko Haram et aux conflits en Centrafrique. Le géographe Emmanuel Chauvin, co-organisateur de la rencontre scientifique, et l’historien du pastoralisme Dangbet Zakinet, membre de ce réseau transdisciplinaire, reviennent sur cet événement.
&amp;nbsp;&amp;nbsp;Entretien avec Emmanuel Chauvin et Dangbet Zakinet
Comment la recherche peut-elle contribuer à éclairer les programmes de développement, en particulier dans le contexte des insécurités que connait la région du lac Tchad ?
Emmanuel Chauvin&amp;nbsp;:
 Les recherches en sciences sociales permettent d’améliorer la compréhension des situations d’insécurité. Elles éclairent notamment les enjeux de société à l’origine des menaces sur l’intégrité des personnes. Ceux-ci sont trop souvent appréhendés de façon simpliste, interprétés par une cause unique. En réalité, les enjeux sont complexes et diffèrent d’une situation locale d’insécurité à l’autre. Seule la connaissance fine du terrain, propre au chercheur habitué à travailler dans une société, permet de les démêler. La lecture exclusivement confessionnelle du conflit en Centrafrique par exemple, opposant musulmans de la Séléka et chrétiens des anti-balaka, est erronée. Les enjeux tiennent surtout au contrôle des ressources extractives, pastorales et agricoles et au contrôle politique de Bangui et des grandes villes. Cette compréhension plus subtile de l’origine des violences permet ensuite d’adapter la réponse des acteurs opérationnels de l’humanitaire et du développement.Dangbet Zakinet&amp;nbsp;:
 De même, les travaux scientifiques éclairent les conséquences des insécurités. Au-delà de leurs effets néfastes déjà bien documentés par les médias, ils mettent en lumière les capacités des sociétés à s’adapter aux menaces, à les contourner, à les déplacer, voire à créer des mécanismes d’innovation pour y faire face. Ces connaissances sur la résilience des populations pourraient être, elles aussi, bien utiles pour guider l’action des opérateurs de développement et des autorités. Actuellement, les projets en ce domaine sont trop souvent standardisés.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;Quel est l’enjeu plus spécifique à l’élevage dans ce contexte ?
Emmanuel Chauvin&amp;nbsp;:
 L’élevage est une ressource essentielle dans toute la région, en termes de production pour le Tchad, le Cameroun et le Niger notamment et en termes d’approvisionnement pour le Nigeria. Les insécurités pèsent lourd sur le secteur. Le contrôle du bétail, de sa production, de sa commercialisation, est en effet une ressource majeure pour les acteurs armés. Par ailleurs, les mutations actuelles du monde de l’élevage constituent elles-mêmes des enjeux de conflictualité, autour de la révolte des cadets sociaux, des relations avec les agriculteurs, de l’armement toujours plus fourni des éleveurs et de l’utilisation du bétail comme capital par les élites politico-militaires. L’impact des facteurs sécuritaires sur l’élevage est devenu supérieur à celui des facteurs environnementaux. Actuellement, les espaces pastoraux, les transhumances et les circuits de commercialisation sont avant tout recomposés par les conflits, bien plus que par la sécheresse ou le changement climatique.Dangbet Zakinet&amp;nbsp;:
 Deux phénomènes majeurs contribuent à l’insécurité en Afrique centrale, le conflit centrafricain et les violences perpétrées autour de Boko Haram. L’un et l’autre sont sources de grandes difficultés pour l’élevage, pour les nombreuses populations qui en vivent et pour l’économie des pays. L’activité de Boko Haram bouleverse ainsi tout le système pastoral en vigueur autour du lac Tchad. Les pâturages très prisés des îles sont devenus difficilement accessibles et les troupeaux de diverses communautés se trouvent donc concentrés dans des espaces menacés de surexploitation. Les tensions sont vives et attisées par les suspicions mutuelles d’appartenance ou d’accommodements avec Boko Haram. Mais surtout la fermeture de frontières, entre le Tchad et le Nigeria notamment, prive le secteur de ses principaux débouchés commerciaux. Les convoyages doivent emprunter des routes de contournement interminables, où les animaux épuisés perdent une bonne part de leur valeur marchande.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;Quels sont les grands axes sur lesquels la recherche doit se déployer dans cette région à l'avenir, pour mieux répondre aux enjeux locaux ?

Emmanuel Chauvin&amp;nbsp;:
 Tout en gardant la capacité à mener des études de terrain locales, il importe de développer des approches régionales dans les recherches, pour répondre à la dimension transfrontalière des problématiques d’insécurité. Pour cela, il faut favoriser le travail en réseau, entre chercheurs et universités d’Afrique centrale et du Nord. Il s’agira aussi d’inciter les acteurs opérationnels du développement à dépasser eux aussi les approches pays par pays.Au-delà, les questions autour de la place de la mondialisation dans la région, de l’appropriation qui en est faite par les sociétés, des révolutions techniques et technologiques à l’œuvre dans ces espaces, constituent autant d’enjeux de recherche majeurs pour la compréhension des situations locales.Dangbet Zakinet&amp;nbsp;:
 Dans le contexte de crise créé par Boko Haram, les recherches sur les politiques et les pouvoirs locaux, sur le défi démographique que connaît la région, sur la jeunesse, sur les technologies de la communication semblent prioritaires pour nombre de scientifiques. Le contexte d’insécurité est à la fois un obstacle et un enjeu justifiant la mobilisation de la communauté scientifique autour du bassin du lac Tchad.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;


	
    
            
                            
                   

        	    

    		            
            
            
            
            
    

    	        
                                    &amp;copy; 
Emmanuel Chauvin                
					
				
Quartier d’éleveurs centrafricains réfugiés au Cameroun pour fuir les coupeurs de route (Meidougou)			
		
                        
	
&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;
Notes ________________
(1) 

https://insecurites.sciencesconf.org</description>
			</item>
					<item>
				<title>Diplomates et scientifiques au chevet de la planète</title>
				<link>http://www.ird.fr/toute-l-actualite/actualites/actualites-generales/diplomates-et-scientifiques-au-chevet-de-la-planete</link>
                <pubDate>Thu, 29 Jun 2017 00:00:00 +0200</pubDate>
				<description>Sous l’impulsion de l’IRD et de l’Ambassade de France en Équateur, scientifiques et diplomates ont choisi de se rendre le 29 juin au chevet d’un volcan andin, l’Antisana, qui joue un rôle de sentinelle du changement climatique pour la zone intertropicale et latino-américaine (avec le glacier Zongo en Bolivie).
Accompagnée du Ministre équatorien de l’Environnement, Tarsicio Granizo, une délégation emmenée par le glaciologue Luis Maisincho (INAMHI-IKIAM) et l’écologue Olivier Dangles (IRD), a pu se faire le témoin de la fonte du glacier et de ses conséquences sur la biodiversité et les écosystèmes du&amp;nbsp;páramo&amp;nbsp;mais aussi sur les ressources hydriques.&amp;nbsp;Le Fond pour la Protection de l’Eau (FONAG) et l’Entreprise Publique Métropolitaine d’Eau Potable et d’Assainissement (EPMAPS) ont pu mettre en lumière leurs efforts conjoints de conservation du&amp;nbsp;páramo&amp;nbsp;et la collaboration spécifique avec l’Agence Française de Développement (AFD) et l’IRD sur leurs projets de captation d’eau pour l’approvisionnement en eau de la capitale équatorienne.En effet, dans le cadre d’un projet à grande échelle impulsé par l’IRD il y a plus de 20 ans, avec ses partenaires andins, un réseau de surveillance des variations climatiques, météorologiques, hydrologiques et de mesure du retrait glaciaire a vu le jour avec l’appui en Équateur de l’Institut National de Météorologie et Hydrologie (INAMHI), de l’École Polytechnique Nationale (EPN) et de l’Université IKIAM.Les ambassades des États Membres (France, Allemagne, Espagne, Italie, Royaume-Uni et Hongrie) et la Délégation de l’Union Européenne présentes en Équateur, ainsi que leurs entités respectives de coopération (IRD, AECID et GIZ) ont&amp;nbsp;choisi d’organiser cette action dans le cadre des Journées Européennes de la Diplomatie Climatique, pour sensibiliser la population aux effets dévastateurs&amp;nbsp;du réchauffement climatique.La science a besoin de l’engagement politique et de la mise en œuvre d’actions appropriées. Dans le contexte de la ratification de l’Accord de Paris par l’Assemblée équatorienne le 22 juin dernier, les diplomates européens et le Ministre équatorien de l’Environnement ont lancé jeudi un appel clair à lutter contre le réchauffement climatique en reprenant le slogan du président français Emmanuel Macron&amp;nbsp; #MakeOurPlanetGratAgain.</description>
			</item>
					<item>
				<title>Une nature envahissante</title>
				<link>http://www.ird.fr/toute-l-actualite/colloques-et-manifestations/festivals-et-projections/une-nature-envahissante</link>
                <pubDate>Fri, 07 Jul 2017 00:00:00 +0200</pubDate>
				<description>France O diffusera le 7 juillet à 19h50
 &amp;quot;Une nature envahissante&amp;quot;, un film documentaire coproduit par Grand Angle Production, Tetêmba, Canal + Calédonie et l'IRD.
&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; 
Aujourd'hui, les espèces envahissantes sont la deuxième cause de perte de la biodiversité mondiale.
&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;
La Nouvelle-Calédonie ne fait pas exception : cerfs, fourmis, chats, rats, cochons ravagent la biodiversité calédonienne. Les dégâts provoqués par les espèces envahissantes sont dramatiques. Et les conséquences ne sont pas qu'écologiques !
&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;
Elles peuvent être économiques et humaines. C'est tout l'enjeu de ce documentaire : montrer que les espèces envahissantes aussi petites soient-elles, peuvent non seulement détruire des espèces uniques au monde mais aussi bouleverser la vie des Hommes.
&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;
Dans ce documentaire, nous suivrons des scientifiques qui étudient la propagation des fourmis électriques, des chats sauvages et des cerfs en Nouvelle-Calédonie.
&amp;nbsp; &amp;nbsp;
Documentaire de 52 minutes réalisation : Jenny Briffa
Conseillers scientifiques : Hervé Jourdan, IRD, Eric Vidal, IRD-IMBE et Patrick Barrière, CEN. Production : Grand Angle Production, Tetêmba, Canal + Calédonie, IRD, 2014.</description>
			</item>
					<item>
				<title>Etre représentant de l’IRD : une opportunité pour « grandir » en tant que chercheur</title>
				<link>http://www.ird.fr/toute-l-actualite/actualites/actualites-institutionnelles/la-parole-a/etre-representant-de-l-ird-une-opportunite-pour-grandir-en-tant-que-chercheur</link>
                <pubDate>Wed, 28 Jun 2017 00:00:00 +0200</pubDate>
				<description>La parole à…
Olivier Dangles, 
écologue, directeur de recherche à l’Institut, a été représentant de l’Institut. Il nous parle de cette fonction qu’il a occupée en Équateur de 2014 à 2017. Des défis qu’elle représente, des satisfactions qu’elle lui a apportées.Lorsqu'en 2013, à l'âge de 39 ans, j’ai fait part à mon entourage professionnel de mon souhait de me présenter au poste de représentant en Équateur, l'idée a d'abord paru déraisonnable. Non pas que mes compétences pour mener à bien ces fonctions aient été remises en cause, mais il semblait plus opportun pour un «&amp;nbsp;jeune&amp;nbsp;» chercheur de se consacrer à ses projets de recherche, ses publications et ses étudiants plutôt que de «&amp;nbsp;s'enliser&amp;nbsp;» dans des tâches administratives et de diplomatie scientifique.L’apparente &amp;nbsp;incompatibilité perçue entre les fonctions de représentant et celles de chercheur était alors profondément ancrée dans la culture scientifique et administrative de notre institut, en témoigne l'avis de la commission scientifique sectorielle (CSS) que je reçus en 2014, alors que je venais d'être récemment nommé dans mes fonctions&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;La commission s’interroge sur l’incidence négative que pourrait avoir votre fonction de représentant IRD à partir d’avril 2014. Elle vous engage à veiller à maintenir un niveau satisfaisant d’activité scientifique
 .&amp;nbsp;»Représentant ou chercheur, il faut choisir&amp;nbsp;! Ou du moins, dans une version édulcorée de ce dualisme, il faudrait veiller à bien dissocier les deux fonctions, à attribuer à chacune&amp;nbsp; un «&amp;nbsp;crédit temps afin d'éviter que l'une ne contamine l'autre&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;70&amp;nbsp;% représentant, 30&amp;nbsp;% chercheur&amp;nbsp;»
 par exemple&amp;nbsp;? «&amp;nbsp;Représentant les lundi, mercredi et vendredi, chercheur les autres jours&amp;nbsp;?&amp;nbsp;»
 . Pour un chercheur, jeune ou moins jeune, la tâche pourrait sembler peu attractive, voire périlleuse pour sa carrière. Pourtant, après trois années passées comme représentant de l'IRD en Equateur, et en dépit de moments difficiles inhérents à tout travail de coordination, je ne peux que témoigner de la formidable opportunité que constitue cette fonction pour «&amp;nbsp;grandir&amp;nbsp;» en tant que chercheur.Être représentant, c'est d'abord permettre au chercheur de développer son goût pour l'interdisciplinarité
 ou, pour le moins, sa curiosité envers les autres disciplines, 

atout majeur pour relever les défis d'un futur durable pour la planète. Lors d'entretiens avec des collègues, je me souviens avoir discuté dans une même matinée de thèmes aussi variés que la mesure automatisée par capteurs optiques de gaz émis par le volcan Tungurahua, les différences morphologiques des antennes de punaises vectrices de la maladie de Chagas ou encore le patrimoine onirique d'un peuple de la Haute Amazonie, les Zápara.Traitement de choc pour réconcilier les sciences et les humanités, convaincre les chercheurs hérissons à s'essayer aux habits des renards*, et leur donner le goût de s'aventurer en dehors de leur zone de confort, aux interfaces fertiles encouragées dans les appels à projet de l'ANR ou d'Horizon 2020. Un chercheur ayant derrière lui une première phase de sa carrière centrée sur une thématique pourra ainsi tirer avantage de l’expérience de représentant non seulement pour orienter ses recherches dans des directions plus intégratives, mais aussi pour servir d'ambassadeur de sa communautés auprès d'autres scientifiques et porteurs d'enjeux**.Être représentant, c'est aussi apprendre à travailler quotidiennement avec les multiples acteurs du développement durable et de la recherche en partenariat
 dans les pays du Sud. Centres de recherche locaux et internationaux, banques de développement, ministères et autres instances politiques, ambassades, organismes des Nations Unies, &amp;nbsp;presse, alliances et instituts français, musées chargés de la communication scientifique etc. Le chercheur est souvent peu préparé pour échanger avec la société. Pourtant, à travers l'intervention du représentant, ces acteurs se connectent aux différents services du siège de l'IRD en France (

pôles Science, Développement et Appui) créant une véritable sphère d'interactions qui renforce la visibilité et l'impact des recherches, permet de trouver des effets de levier ou encore d’accéder à des financements. Prendre conscience de cette sphère revient pour le chercheur à replacer son «&amp;nbsp;cahier de manip&amp;nbsp;» dans une encyclopédie universelle de la recherche pour le développement.&amp;nbsp;Enfin, être représentant c'est penser en priorité aux autres chercheurs et partenaires
, être à leur écoute et créer du «&amp;nbsp;go-between&amp;nbsp;»
 , comme aimait le dire le regretté 

Pierre Soler. Pris dans une «&amp;nbsp;science à l'âge des
 selfies&amp;nbsp;»***
 et du H-index
 , le chercheur peut trouver dans les fonctions de représentant un instant propice à l'introspection et à la réflexion sur le besoin de consacrer une partie de son énergie à construire des ponts entre chercheurs et autres acteurs locaux et internationaux. Voir un de «&amp;nbsp;ses&amp;nbsp;» chercheurs reçu par le Président de la république d'Équateur pour lui expliquer la 

science du séisme de Pedernales, voir une 

ancienne doctorante de l'IRD décorée de la plus grande distinction scientifique du pays, ou la parution de dizaines d'articles sur la troisième mission géodésique IRD-Equateur dans de nombreux journaux dont 

le New York Times
  sont autant de satisfactions qui valent tout autant, dans la vie du chercheur que je suis, qu'une ou deux publications scientifiques supplémentaires.S'il est sans doute communément admis par une CSS qu'un chercheur quadra soit amené à prendre des fonctions de directeur d'unité de recherche, il devrait en être de même pour un même chercheur quadra souhaitant s'engager dans des fonctions de représentant. Cette expérience permet non seulement au chercheur de compléter sa formation en administration et stratégie scientifique, mais aussi de développer une diversité et originalité d'approches conceptuelles et pratiques, qui à mon sens peuvent être extrêmement enrichissantes pour la suite de sa carrière... et utiles pour la planète.
Jean-Luc Le Pennec&amp;nbsp;succède désormais à Olivier Dangles en tant que représentant de l’Institut en Équateur.Olivier Dangles&amp;nbsp;rejoint la Cornell University aux États-Unis où il sera accueilli en tant que chercheur associé.* Dans son livre&amp;nbsp;

Le renard et le hérisson
 &amp;nbsp;(éditions Points, 2003), le biologiste Stephen Jay Gould dépeint deux types d'attitudes intellectuelles des chercheurs&amp;nbsp;: les renards qui multiplient les approches originales,&amp;nbsp;«&amp;nbsp;éclairant d'une lumière nouvelle des champs d'étude très différents&amp;nbsp;»
 &amp;nbsp;et les hérissons qui consacrent toute leur vie à une thématique,&amp;nbsp;&amp;nbsp;«&amp;nbsp;creusant toujours plus en avant dans des couches dont la richesse n'avait jamais encore été reconnue ni exploitée&amp;nbsp;»
 .** À ce sujet, lire «&amp;nbsp;The Globalization of Ecological Thought&amp;nbsp;» (Excellence
 &amp;nbsp;Ecology Series
 &amp;nbsp;n° 5, 1998, Ecology Institute), une excellente analyse d’Harold Mooney, professeur en Sciences environnementales à l'Université Stanford, sur le manque de chercheurs faisant le lien avec les autres sciences, les politiques et la société civile.*** Geman D. &amp;amp; Geman S. (2016). Science in the age of selfies.&amp;nbsp;Proceedings of the National Academy of Sciences
 , 113(34), 9384-9387.</description>
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				<title>La socialisation militante des Frères Musulmans dévoilée</title>
				<link>http://www.ird.fr/toute-l-actualite/actualites/actualites-generales/la-socialisation-militante-des-freres-musulmans-devoilee</link>
                <pubDate>Mon, 26 Jun 2017 00:00:00 +0200</pubDate>
				<description>Le passage au pouvoir des Frères musulmans en Égypte a mis l'organisation sur le devant de la scène. Ces sources et informations inédites renouvellent la portée des recherches en sciences sociales sur le fonctionnement de la confrérie.
L’actualité politique peut devenir un puissant catalyseur au profit de la recherche. Pour les sciences humaines et sociales, il en va ainsi de la récente période où les Frères musulmans ont été légalisés et ont brièvement exercé le pouvoir en Égypte. &amp;quot;Cette séquence a sorti de l’ombre quantité d’informations sur le mouvement, jusqu’à présent inaccessibles ou même inexistantes, révèle la spécialiste de sociologie politique Sarah Ben Néfissa

1. Ces nouvelles données constituent un précieux matériau pour les chercheurs. Elles permettent d’enrichir la littérature scientifique sur le mouvement, de mettre l’accent sur les particularités de leur socialisation militante et de mieux comprendre les buts et le système de pensée en vigueur dans cette organisation&amp;quot;.


	
    
            
                            
                   

        	    

    		            		        
            
            
            
            
    

    	        
                                    &amp;copy; 
IRD / S. Robert                
					
				
La place Tahrir, &amp;quot;place de la Libération&amp;quot;, est une des principales places publiques du Caire			
		
                                
                    Indigo 
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                &amp;nbsp;
                        
	
La confrérie est née quatre ans après l’abolition du Califat en 1924.&amp;nbsp; Elle prône l’unité des musulmans et a pour ambition de réhabiliter la dignité et la place de l’islam dans le monde, remises en cause par la domination coloniale. Depuis, en près d’un siècle d’existence, elle connaît une succession ininterrompue de périodes de légalité et de clandestinité. Acceptée dans un premier temps par la monarchie libérale dans le cadre de sa compétition avec le grand parti nationaliste, le Wafd, l’organisation doit finalement gagner la clandestinité en 1948 après l’assassinat d’un haut magistrat et d’un premier ministre hostiles au mouvement. Avec la révolution de 1952, les Frères reviennent en grâce auprès du nouveau régime. Sans parti de masse pour fonder une assise populaire, les Officiers Libres nouent en effet une alliance de circonstance avec la confrérie. Mais là encore, l’idylle tourne court et l’organisation regagne l’ombre après une tentative d’attentat contre Nasser lui-même.Elle revient au grand jour sous Anouar el-Sadate qui l’utilise pour réduire l’influence de la gauche égyptienne et pour pallier au démantèlement de toute la politique sociale étatique. Rendus visibles par leur intense activité de bienfaisance, mais sans vitrine politique légale, les Frères Musulmans deviennent la principale force organisée de l’opposition ces deux dernières décennies. Ils prennent en marche le train de la révolution de la place Tahrir en 2011 et ils capitalisent sur cette dynamique pour remporter les législatives puis la présidentielle de 2012, de justesse. Ils restent au pouvoir un an, avant d’être balayés par un coup d’Etat militaire –&amp;nbsp;approuvé par une bonne part de l’opinion égyptienne&amp;nbsp;-, de retourner à la clandestinité et de subir une intense répression.&amp;quot;Les Frères ont manqué leur rendez-vous avec la société égyptienne, estime la chercheuse. Leur passage à la tête du pays a suscité beaucoup de déception parmi leurs supporters et de défections dans leurs propre rangs notamment parmi leur jeunesse&amp;quot;. De même, les solides liens tissés dans la clandestinité ont tôt fait de se distendre au moment de partager le pouvoir. &amp;quot;Mais surtout, cette rupture dans l’histoire de l’organisation a délié les langues, note Sarah Ben Néfissa. Les dissidents s’expriment désormais, en témoignant auprès des chercheurs ou même dans des ouvrages publiés&amp;quot;. Aux révélations venues de l’intérieur s’ajoutent d’autres sources, avec les fuites dans la presse de toutes sortes de notes et de rapports jusqu’ici inaccessibles, orchestrées par des détracteurs de la confrérie. Utilisées avec précaution par la chercheuse, ces sources&amp;nbsp; permettent d’inscrire l’analyse de la socialisation militante des Frères Musulmans dans le cadre de travaux portant sur la fabrication de «&amp;nbsp;l’homme nouveau&amp;nbsp;» par plusieurs organisations communistes, fascistes et nationalistes en Europe ou ailleurs. En l’occurrence, il s’agit pour les Frères Musulmans égyptiens de fabriquer &amp;quot;les vrais musulmans&amp;quot; dotés d’une foi et d’une fidélité indéfectible envers l’organisation, au service d’une société nouvelle à venir. &amp;quot;D’une certaine manière, la confrérie est autant une secte religieuse qu’un parti politique&amp;quot;, conclut Sarah Ben Néfissa.Note

1. Ben Néfissa S., 

La production du «&amp;nbsp;vrai musulman&amp;nbsp;» par l’organisation des Frères musulmans égyptiens&amp;nbsp;: fidélité et dissidences, Revue internationale des études du développement, N°229, 2017.</description>
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				<title>Appels à candidature de l'IMéRA et de ses partenaires</title>
				<link>http://www.ird.fr/toute-l-actualite/appels-a-propositions-appels-a-projets/appels-a-projets-proposition-de-l-ird/appels-a-candidature-de-l-imera-et-de-ses-partenaires</link>
                <pubDate>Mon, 18 Sep 2017 00:00:00 +0200</pubDate>
				<description>L'

IMéRA, fondation de l'

Université d'Aix-Marseille, et ses&amp;nbsp;partenaires, parmi lesquels l’IRD, lancent
&amp;nbsp;

quatre
 appels à candidatures&amp;nbsp;pour des résidences de trois à dix mois en 2018-2019, en lien avec les 


programmes de l'IMéRA&amp;nbsp;:



Art, science et société


Méditerranée


Rencontres sciences et humanités



Phénomènes globaux et régulationProgramme dans le cadre duquel est proposée la chaire IRD-IMéRA qui a pour objectif de développer des recherches au plus haut niveau international sur tous les thèmes du développement durable, notamment ceux déclinés dans les&amp;nbsp;17 

Objectifs du développement durable, en s'appuyant sur des approches interdisciplinaires innovantes.



A chaque programme sont associés des résidences dans le cadre général et un ensemble de résidences spécifiques cogérées par les partenaires locaux, nationaux ou internationaux. Parmi ces résidences spécifiques, des chaires sont réservées à des chercheurs confirmés. Ces appels sont ouverts aux&amp;nbsp;chercheurs
&amp;nbsp;de toutes les disciplines.

Date limite de candidature
&amp;nbsp;:18 septembre 2017.


Appel à candidatures</description>
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