Sommaire

Mis à jour le 08/07/21

Les thèmes de recherche développés par l’IRD en Tunisie, étroitement liés aux objectifs de développement durable (ODD), répondent aux grands enjeux du pays et de sa région.

Paysage sous-marin en Méditerranée au large de Marseille

© ©IRD - Thomas Changeux

Paysage sous-marin en Méditerranée au large de Marseille

Les écosystèmes et la gestion des ressources naturelles

  • LMI NAILA : gestion des ressources en eau dans les milieux ruraux

    Octobre 2016 - décembre 2023

    Objectifs scientifiques

    La Tunisie représente un cas emblématique illustrant les enjeux majeurs de la gestion des ressources en eau en Méditerranée. Les politiques de mobilisation des ressources en eau, mises en œuvre par l’État tunisien depuis son indépendance, ont soutenu le développement des différents usages et secteurs de l’économie. Ce processus de mobilisation et de développement a conduit  à la dégradation des ressources au niveau quantitatif et qualitatif. La Tunisie est aujourd’hui confrontée à des compétitions et des tensions accrues entre les usages (agricoles, industriels, domestiques), entre les territoires (villes / campagnes, amont / aval) et entre les acteurs intervenant dans la gestion de l'eau (usagers, gestionnaires, public, privé). Mieux comprendre de telles situations de tension implique de s’interroger sur les modes de gestion en cours et sur leur histoire, sachant qu’il convient de mieux prendre en compte les spécificités des différents territoires et de leurs populations. Les modes de gestion à envisager doivent tenir compte de l’évolution des contraintes et opportunités induites par le changement global, tout en considérant les implications sociales, économiques et environnementales.

    Afin de repenser les modes de gestion des ressources en eau dans les milieux ruraux tunisiens, le LMI NAILA propose de répondre aux enjeux principaux suivants :

    • Comprendre les différentes formes que prennent les relations eaux / sociétés au sein des territoires, la manière dont elles évoluent et les conflits et tensions que cela suscite autant que les situations porteuses de renouvellement des pratiques et des relations entre acteurs ;
    • Articuler les différentes échelles d’action possibles, depuis la parcelle jusqu’au territoire de gestion, en passant par le paysage, et comprendre les interactions entre les composantes majeures au sein du territoire de gestion ;
    • Considérer les dimensions quantitative et qualitative des ressources en eau.

    Les connaissances produites permettront de disposer d’éléments solides pour envisager des stratégies d’adaptation au changement global. Ces stratégies sont traitées prospectivement par les membres du LMI dans le cadre de projets en cours, et elles seront approfondies dans le second quinquennal.

    Programme de recherche-formation-valorisation

    L’approche interdisciplinaire définit le milieu rural comme un territoire de gestion constitué de divers objets constitutifs et fonctionnels de nature sociale, agronomique et biophysique. Ces objets sont alors étudiés selon différents prismes disciplinaires via une démarche collective en trois axes.

    • L’axe 1 identifie les objets constitutifs relatifs à la gestion de l’eau, et caractérise leurs propriétés biophysiques et anthropiques pour différentes échelles emboitées de la parcelle au bassin versant.
    • L’axe 2 étudie le fonctionnement du territoire qui intègre les objets, leurs fonctionnalités et leurs interactions. Cela inclut les fonctionnements anthropiques et biophysiques.
    • L’axe 3 met en convergence les analyses des axes 1 et 2 pour comprendre les trajectoires passées et les situations actuelles. Il s’agit d’identifier et de hiérarchiser leurs déterminants principaux, et de formaliser des scénarios possibles d’anthropisation qui revisitent les modes de gestion.

    Le LMI s'appuie sur deux milieux-modèles : le bassin versant du Lebna dans le Cap Bon et le bassin versant du Merguellil dans la région de Kairouan. Ces deux milieux-modèles sont étudiés depuis plus de deux décennies dans le cadre de la collaboration historique entre les partenaires tunisiens et l’IRD. L’articulation des activités sur ces deux sites doit permettre d'accroître :

    (1) la pertinence des analyses via les études comparatives ;

    (2) la généricité des développements méthodologiques dans une perspective de représentativité des territoires méditerranéens.

    La formation propose de renforcer l’existant en contribuant à l’enrichissement des enseignements, à la conception d’enseignements innovants et à la mobilité entre le nord et sud de la Méditerranée.

    La valorisation propose d’accroître les liens entre les mondes académique et professionnel, en mutualisant les savoirs et en coproduisant les connaissances.

    Impacts sociétaux visés

    Le LMI doit contribuer à une plus grande interaction entre recherche et société civile en considérant plusieurs publics cibles et plusieurs moyens d’action. Les séminaires avec le monde professionnel agricole et les décideurs politiques permettront de préciser les raisons d'insuccès des politiques passées, les attentes pour l'avenir, et les besoins en matière d'expertise et de transfert. Les actions à destination des directions techniques ministérielles porteront sur des aspects technologiques (systèmes de mesure) et de formation continue pour les cadres des services centraux et délégations régionales. Les liens avec le monde industriel s'appuieront sur le transfert d'outils méthodologiques en traitement d’images satellitaires, impliquant le co-encadrement d'étudiants de niveau master. La diffusion plus large vers la société civile se fera au travers d'interventions multi-formats lors de grands événements. Il s’agit aussi de diffuser ces connaissances vers les groupes de réflexion internationaux (ex. : UNEP / IAASTD).

    Principaux partenaires

    • INRGREF - Institut National de Recherches en Génie Rural, Eaux et Forêts (Tunis, Tunisie)
    • INAT - Institut National Agronomique de Tunisie (Tunis, Tunisie)
    • IRD :
    • UMR 144  LISAH Laboratoire d’étude des interactions sol–agrosystèmeshydrosystèmes
    • UMR 183  GEAU - Gestion de l’eau, acteurs et usage
    • UMR 113  CESBIO Centre d’études spatiales de la biosphère

    Porteurs du LMI

    Site  Web: www.lmi-naila.com

    • LMI COSYS-MED : Contaminants et écoystèmes marins sud méditerranéens

      Septembre 2014 - décembre 2023

      Présentation

      La Méditerranée est un hotspot de biodiversité dont la vulnérabilité la soumet aux changements globaux et d’usages, en lien avec la raréfaction des ressources alimentaires et hydriques face à des besoins humains en forte croissance.

      Parmi les différentes pressions anthropiques exercées, l’introduction de contaminants organiques et inorganiques (hydrocarbures, pesticides, PCBs, agents pathogènes, métaux,D) est de première importance.

      1. Les contaminants ont un impact reconnu tant sur l’environnement que sur la santé humaine, et peuvent induire des effets (repro)toxiques, cancérogènes, mutagènes ou perturbateurs endocrinien sur les organismes vivants,
      2. Une modification de la diversité biologique,
      3. L’eutrophisation du milieu et un changement de fonctionnement de l’écosystème.

      La problématique générale du LMI COSYS-Med sera d'analyser et comprendre les liens entre pression de contamination et réponse des organismes vivants , ce qui représente donc à la fois un challenge scientifique majeur mais également un enjeu essentiel pour la santé humaine et la gestion environnementale des écosystèmes marins anthropisés.

      Ce programme vise à terme à la construction d'un centre de recherche scientifique de référence en Tunisie sur la thématique de l'environnement marin.

      Objectifs scientifiques

      Les activités du LMI ont été regroupées autour de quatre objectifs qui visent à mieux comprendre les interactions entre contaminants et écosystèmes marins, tout en proposant d'une part des outils d'aide à la décision et de remédiation pour les gestionnaires et d'autre part un renforcement des capacités afin que le Centre de Référence en Environnement Marin (CREM) dispose des compétences nécessaires pour lui assurer une visibilité régionale et internationale. 

      • Objectif 1 : Interactions entre contaminants et écosystèmes marins
      • Objectif 2 : Proposer une vision synoptique et intégratrice de ces interactions
      • Objectif 3 : Fournir des outils d’aide à la décision et des solutions de remédiation
      • Objectif 4 : Renforcement des capacités de recherche à travers l'enseignement et la formation

      Partenaires

      France

      • UMR MIO, Institut Méditerranéen d’Océanologie
      • UMR HSM, HydroSciences Montpellier
      • UMR MARBEC, MARine Biodiversity, Exploitation and Conservation

      Tunisie

      • Centre de Biotechnologie de Sfax, CBS
      • Faculté des Sciences de Bizerte, FSB
      • Institut National des Sciences et Technologies de la Mer, INSTM
      • Institut National d’Agronomie de Tunisie, INAT
      • Institut National de Recherche et d'Analyses Physico-Chimiques, INRAP
      • Institut Préparatoire aux Ecoles d'Ingénieur de Tunis, IPEIT

      Porteurs du LMI

      Site du projet

      www.cosysmed.com

      • Le projet MICROHAB

        Septembre 2019 - septembre 2021

        Contexte

        Au cours des dernières décennies, la fréquence et la distribution des proliférations d'algues nuisibles (appelées « Harmful Algal Blooms, HABs ») ont augmenté sur l’ensemble de la planète, notamment en Méditerranée, considérée comme un des « hot-spots » mondiaux du changement climatique . Ces HABs et leurs toxines ont un impact négatif sur les écosystèmes aquatiques et les activités économiques associées, ainsi que sur la santé humaine. Malgré un effort scientifique important pour identifier les facteurs expliquant ces proliférations, peu d’études ont évalué les communautés microbiennes associées aux HABs, et particulièrement au Sud de la Méditerranée, où aucune donnée n’est actuellement disponible sur la diversité des microorganismes associées (procaryotes et virus) dans les eaux côtières. Ces derniers jouent pourtant un rôle majeur dans le fonctionnement de ces écosystèmes et l’étude de leurs diversités, encore largement inexplorées, mérite une attention toute particulière pour améliorer les prédictions et la compréhension des facteurs de contrôle des HAB.

        Objectifs

        L’objectif de ce projet est d’analyser la diversité et la dynamique spatio-temporelle des microorganismes (procaryotes, eucaryotes et virus) dans les eaux côtières sud méditerranéennes impactées par les HAB. Il associe trois laboratoires français et deux instituts sud méditerranéens pour mener trois actions : (1) Evaluer les variations spatio-temporelles de la diversité/abondance microbienne au niveau de quatre sites sud méditerranéens impactés par les HAB, (2) Identifier et mesurer les biotoxines dans ces sites (3) Isoler, cultiver et identifier les microalgues nuisibles de ces sites.

        Impacts

        Ce projet répond aux Objectifs de Développement Durable ODD14 (Vie Aquatique) et ODD17 (Partenariats pour la réalisation des objectifs). Il apportera des renseignements sur les changements précoces ou les déséquilibres en devenir expliquant les proliférations d’algues nuisibles touchant les côtes sud méditerranéennes. Les résultats attendus auront un impact fort pour les pays du Sud de la Méditerranée puisqu'ils concernent des écosystèmes à fort impact économique (pêche, aquaculture, tourisme) où le maintien de la biodiversité et de leur fonctionnement est menacé par les effets du changement global et de fortes pressions anthropiques.

        Coordination

        Partenariats

        • Institut Méditerranéen d’Océanologie ( UMR MIO), France
        • MARine Biodiversity, Exploitation and Conservation ( UMR MARBEC), France
        • Laboratoire Phycotoxines IFREMER, France
        • Institut National des Sciences et Technologies de la Mer ( INSTM), Tunisie
        • Institut National de Recherche Halieutique ( INRH) Maroc
      • Qualité des eaux et des écosystèmes de la lagune de Bizerte

        Décembre 2018 - août 2020

        Contexte de développement du projet

        En 2016, un programme intégré pour la dépollution de la région du lac de Bizerte (ECOPACT) a été lancé par le Ministère des Affaires locales et de l’Environnement tunisien, en partenariat avec la Banque européenne d’investissement, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement et la Commission européenne pour une durée de 5 ans. Son objectif est d’améliorer la qualité des eaux et des écosystèmes de cette lagune côtière. Dans le cadre du développement de ce projet, un fond dédié à la mise en place de recherches scientifiques a été créé.

        Plus d’informations sur le programme ECOPACT  : http://ecopactbizerte.org

        Objectifs

        Un collectif de chercheurs tunisiens et français de compétences multiples (biologistes, hydrologues, écologistes, chimistes…) a été mobilisé pour établir un diagnostic fiable sur le transfert des contaminants de l’oued Guenniche vers le bassin versant du lac de Bizerte. Par l’installation d’une station d’observation et la réalisation d’une campagne de prélèvement des eaux de l’oued, il s’agira d’étudier le milieu et les sources de pollution, avec un intérêt particulier porté sur :

        • La contamination des eaux de l’oued par les produits phytosanitaires, les rejets chimiques (métaux et contaminants émergents) et les rejets domestique
        • L’échantillonnage synchrone des espèces planctoniques et présentes dans ce bassin versant

        Ce programme de recherche s’inscrit dans le cadre du méta-programme MISTRALS et ses  programmes thématiques SICMED ainsi que  l’action transverse « Pollution et Contaminants »

        Coordinateur du projet

        Olivier Grünberger, IRD - UMR LISAH

        Partenaires

        • Faculté des Sciences de Bizerte (FSB)
        • Institut National Agronomique de Tunisie (INAT)
        • Institut Supérieur des Technologies de l'Environnement de l'Urbanisme et du Bâtiment (ISTEUB)
        • IRD
        • UMR HydroSciences Montpellier (HSM)
        • UMR LISAH
        • Observatoire Méditerranéen de l'Environnement Rural et de l'Eau

          Janvier 2003 - janvier 2022

          Contexte et historique

          Suite à l'appel d'offre lancé en 2001 par le Ministère de la Recherche visant la mise en place d'Observatoires de Recherche en Environnement (ORE), le LISAH, l'UMR HSM (Montpellier), l' INAT (Tunis) et l' INRGREF (Tunis) ont mis en place un observatoire sur leurs thématiques de recherche, l'Observatoire Méditerranéen de l'Environnement Rural et de l'Eau (OMERE), à partir de deux sites qui faisaient l'objet d'observations hydrologiques depuis une dizaine d'années : Roujan (Hérault-France) et Kamech (Cap Bon-Tunisie) (figure 1).

          L'ORE OMERE s'inscrit dans le contexte de l'étude des changements globaux affectant les hydrosystèmes et se focalise sur les agrosystèmes méditerranéens. Il s'agit, d'un contexte hydrologique intermédiaire entre milieux arides et tempérés, soumis à une gamme étendue de processus hydrologiques, allant des phénomènes de sécheresse intenses aux crues extrêmes et inondations. D'autre part, il s'agit d'un contexte social et humain, où les actions anthropiques sont millénaires et généralisées, et qui subit actuellement des évolutions considérables (intensification des productions agricoles dans les terroirs favorables, déprises dans les terroirs non intensifiables, augmentation des captages, aménagements hydro-agricoles ou de conservation du milieu) liées notamment à un accroissement rapide de la densité de population. Il s'agit aussi de latitudes où les différents scénarios élaborés par l'IGCC sur le changement climatique prévoient les modifications pluviométriques les plus importantes : raréfaction des précipitations d'hiver, augmentation des précipitations orageuses, augmentation des pluies extrêmes…

          L'ORE OMERE repose sur l'acquisition de chroniques climatiques, hydrologiques, de flux de sédiments et de solutés sur deux hydrosystèmes méditerranéens, similaires du point de vue du forçage climatique, différents du point de vue des sols, des aménagements hydro-agricoles et des pratiques culturales et qui subissent des dynamiques différentes d'évolution : 1) le bassin versant expérimental de Roujan (0.91 km², Languedoc-Roussillon, France), principalement cultivé en vigne, suivi depuis 1992 ; 2) le bassin versant expérimental de Kamech (2.63 km², Cap Bon, Tunisie), ayant un système de polyculture élevage suivi depuis 1994. L'observatoire a été régulièrement labellisé depuis 2003 (homogénéisation des équipements), il intègre aujourd’hui de nombreux réseaux comme l’infrastructure de Recherche OZCAR en France. Le site tunisien d’OMERE constitue un site pilote du LMI NAILA.

          Objectifs

          L'Observatoire Méditerranéen de l'Environnement Rural et de l'Eau (OMERE) repose sur l'acquisition conjointe à moyen et long terme d'observations structurées sur les régimes d'écoulements, les processus d'érosion physique et chimique des sols, l'évolution de la qualité des eaux superficielles et souterraines, et sur l'évolution spatio-temporelle de l'état et des fonctions de forçage des hydrosystèmes soumis aux actions anthropiques (occupation du sol, aménagements hydro-agricoles, pratiques agricoles et d'usage de l'eau, prélèvements d'eau ...). L'acquisition de ces observations a quatre principaux objectifs scientifiques (Voltz et Albergel, 2002) :

          1. Analyser l'impact de l'occupation du sol  et de l'aménagement du milieu sur les régimes et bilans hydrologiques des bassins versants élémentaires méditerranéens.
          2. Evaluer les dynamiques et les intensités  respectives des phénomènes d'érosion aréolaire et ravinaire en relation avec l'anthropisation du milieu.
          3. Analyser les mécanismes d'évolution  à moyen et long terme de la qualité des eaux en réponse à un changement de pression polluante par les xénobiotiques organiques utilisés en agriculture.
          4. Développer une structure générique de modélisation hydrologique  distribuée en milieu cultivé qui permette la simulation des impacts de scénarios d'aménagement et d'utilisation des sols dans les milieux cultivés.

          -> Pour aller plus loin sur les sites d'observation de Kamech et Roujan :  https://www.obs-omere.org/fr/sites

          Gouvernance

          Les principales responsabilités de gestion et de coordination générale concernant OMERE sont gérées dans le cadre du consortium composé de quatre laboratoires : UMR HydroSciences HSM (CNRS-IRD-Univ. Montpellier 1&2), INRGREF Tunis, INAT Tunis et UMR LISAH (Montpellier SupAgro-INRA-IRD). 

          -> Pour aller plus loin sur la structuration de la gouvernance :  https://www.obs-omere.org/fr/organisation

          Coordination

          Principaux partenaires

          En France

          En Tunisie

          Publications

          Publications récentes :

          • Boudhina, N.; Masmoudi, M.-M.; Alaya, I.; Jacob, F. & Ben Mechlia, N. 2019. Use of AquaCrop model for estimating crop evapotranspiration and biomass production in hilly topography. Arabian Journal of Geosciences, 12, 259. https://doi.org/10.1007/s12517-019-4434-9
          • Lagacherie, P.; Arrouays, D.; Bourennane, H.; Gomez, C.; Martin, M. & Saby, N.-P.-A. 2019. How far can the uncertainty on a Digital Soil Map be known?: A numerical experiment using pseudo values of clay content obtained from Vis-SWIR hyperspectral imagery. Geoderma, 337, 1320 - 1328. https://doi.org/10.1016/j.geoderma.2018.08.024 
          • Smetanova, A.; Follain, S.; David, M.; Ciampalini, R.; Raclot, D.; Crabit, A. & Le Bissonnais, Y. 2019. Landscaping compromises for land degradation neutrality: the case of soil erosion in Mediterranean agricultural landscape. Journal of Environmental Management,  235, 282-292. https://doi.org/10.1016/j.jenvman.2019.01.063
        • Caractérisation physico-chimique des sols et de leur fonctionnement hydrostructural

          Innovation méthodologique et technologique de la caractérisation physico-chimique des sols et de leur fonctionnement hydrostructural pour la préservation des ressources et de la biodiversité dans l’écosystème.

          Septembre 2017 - septembre 2021

          Programmes / projets de rattachement 

          • LMI NAILA « Gestion des ressources en eau dans les milieux ruraux tunisiens »

          - Application des méthodes géophysiques (cartographie et tomographie de résistivité électrique) pour étudier les variations de l’humidité dans le sol. Développement une approche méthodologique et évaluation de la représentativité des mesures d’humidité du sol par des capteurs unitaires à l’échelle de la parcelle agricole.
          - Suivi temporel du front d’humectation par la Tomographie de Résistivité Electrique 2D (ERT 2D) pendant l’irrigation de différents types de sols sur une parcelle agricole dans le PPI d’El Haouareb (Kairouan).
          - Caractérisation des formations géologiques dans la zone adjacente du barrage d’El Haouareb par la Tomographie de Résistivité Electrique 2D (ERT 2D).

          • Projet de Recherche Fédérée  AS-HYDRO

          Approche Systémique depuis la zone critique jusqu'au réservoir d'eau souterraine de la partie aval du barrage d’El Haouareb (Site pilote, Bassin versant de Merguellil, Kairouan) dans les contextes de Gestion des ressources en eau, de Recharge naturelle/artificielle, de Réchauffement climatique et d'employabilité des compétences vertes.

          Partenaire institutionnel en Tunisie

          Institut National de Recherche en Génie Rural, Eaux et Forêts ( INRGREF)

          Porteurs du projet

          • IRD : Gaghik HOVHANNISSIAN , ingénieur de recherche  UMR  iEES Paris 
          • INRGREF : Mohamed HACHICHA, chercheur à l’ INRGREF, Responsable du Laboratoire de Recherche Valorisation des Eaux Non Conventionnelles (VENC)
        • GDRI-Sud Développement agricole et ressources en eau souterraine dans les régions semi-arides

          Mai 2019 - mai 2023

          Contexte

          Les régions arides, semi-arides et méditerranéennes occupent plus du tiers des surfaces émergées et abritent le quart de la population mondiale. Elles connaissent des évolutions spectaculaires, sous la contrainte de la croissance de la population et de sa redistribution mais aussi de multiples autres pressions anthropiques et climatiques. Ceci affecte directement les ressources en eau, largement sollicitées pour fournir l'eau potable et développer la production agricole ; réciproquement la disponibilité de l'eau commande de nombreuses dynamiques humaines, individuelles et collectives.

          Ces régions montrent des situations très contrastées, dans leurs composantes tant biophysiques qu'économiques et sociales. Les ressources en eau peuvent y être relativement abondantes (ex. certains grands aquifères poreux du Maghreb et du Sahel) ou bien très fragiles (ex. du Nordeste brésilien). De même l'exploitation de l'eau à usage agricole peut aller d'un niveau faible (ex. du Sahel), avec une large marge d'augmentation possible, à la surexploitation massive (ex. de nombreux aquifères méditerranéens). Mais dans tous les cas, les ressources (processus, flux et stocks), les usages (prélèvements, pratiques, trajectoires) et leurs interactions sont encore insuffisamment connus alors qu'ils sont bouleversés par l'anthropisation. Les chiffres circulant dans la littérature internationale parfois très approximatifs soulignent la nécessité d'accroître l'expertise sur le sujet grâce à une mutualisation des expériences et des approches et une mise en perspective des différentes situations.

          Objectifs du GDRI-Sud ARID

          Pour mieux comprendre la diversité spatio-temporelle des processus biophysiques impliqués dans la dynamique des eaux souterraines ainsi que la diversité des modes d'adaptation des populations à cette hétérogénéité de la ressource, nous allons mener une analyse diachronique interdisciplinaire des socio-hydrosystèmes, en lien notamment avec l'évolution des pratiques agricoles. En comparant des situations très différentes (par la géologie, le climat, les formes d'agriculture, le contexte économique et social), nous espérons mieux identifier les facteurs majeurs des évolutions, leurs importances respectives selon les régions et leur évolution temporelle. Cette analyse du passé et du présent doit permettre de mieux cerner les différents scénarios d'évolution possible et donc de fournir des éléments de réflexion aux acteurs de terrain, irrigants et gestionnaires.

          Pour ce faire, nous réunissons des équipes du Brésil, du Maghreb, du Sahel et de France, qui ont déjà une longue habitude de collaboration nord-sud-sud et assureront la pleine efficacité du réseau dès son lancement. Au-delà de ce premier cercle, nous impliquerons également d'autres équipes méditerranéennes, africaines et américaines également spécialistes des ressources en eau du monde semi-aride. Notre large distribution géographique nous amène à développer des ressources numériques qui permettront de toucher des différents publics, académiques, professionnels et citoyens, bien au-delà d'ARID proprement dit.

          Coordination

          Christian Leduc, christian.leduc@ird.fr

          Partenaires

        • Hydrodynamique des aquifères phréatiques côtiers en zone sud de la Méditerranée

          Hydrodynamique des aquifères phréatiques côtiers en zone sud de la Méditerranée, mécanisme de salinisation et évolution qualitative et quantitative face aux contraintes anthropiques

          Janvier 2016 - janvier 2023

          Contexte

          Dans les pays au sud de la Méditerranée, où le climat est le plus souvent de type semi aride, les zones côtières présentent en général un climat plus doux et ont toujours fait l'objet d'une forte concentration de la population qui continue de nos jours à s'accroître fortement par rapport aux zones plus continentales. Cette augmentation de la population engendre une fragilisation des ressources en eaux notamment souterraines par une surexploitation de la ressource au service de la consommation domestique, mais aussi des activités agricoles voire industrielles. Ceci se matérialise par une baisse des niveaux piézométriques dans un certain nombre d'aquifères engendrant un déséquilibre au niveau du biseau salin pouvant entraîner une intrusion marine localement et avoir des conséquences sur la qualité chimique de l'eau. De plus beaucoup de ces aquifères côtiers ont aussi naturellement une forte charge saline en raison de la présence  d'évaporites dans les formations géologiques superficielles marquant les eaux par des faciès pouvant être chloruré sodique ou sulfaté calcique. En dernier lieu les activités anthropiques mal contrôlées sont un risque majeur sur la qualité des eaux de ces aquifères phréatiques particulièrement vulnérables, nitrates, nitrites, phosphates, pesticides... pour les activités agricoles, métaux lourds... pour l'industrie, borates, molécules organiques ou organo-métallique, contaminants émergents.. pour les activités domestique. 

          Objectifs du projet

          Plusieurs sites ont déjà faits l'objet d'études depuis 2016 : zone de Bizerte (Oued Guenniche, Ghar el Mela,  Mateur) et Gabès sous convention IRD-ISTEUB (2016-2021). Ces projets terminés, une nouvelle dynamique a démarré en 2019 avec de nouveaux partenaires ( Faculté des Sciences El Manar - CERTE - INAT) financé par un projet PEER de l'USAID sur la zone du Cap Bon (aquifère du Lebna) et par le LMI Cocys-Med (INRAP) sur la basse vallée de la Merjerda avec le co-encadrement de la thèse de Elhem Moussaoui sur la zone de Sfax.

          De façon générale, ces projets se focalisent principalement sur :

          • L'installation d'un réseau de mesures piézométrique à l'échelle mensuelle et suivi physico-chimiques.
          • La mise en place de divers de pression pour des mesures à haute résolution. 
          • La réalisation de campagnes d'hydrochimie et de mesures isotopiques de la molécule d'eau sur la nappe et sur les  précipitations sur chaque site et d'une campagne de datation par éléments naturels radioactifs.
          • Les mesures de contaminants, pesticides, organometalliques, dans le cadre du LMI Cocys Med, dans l'aquifère en concertation avec les mesures faites en surface par les autres membres du LMI.
          • La mise en évidence de l'acquisition de la minéralisation des eaux souterraines part naturelle et part anthropique, mode de recharge, circulation de l'eau dans l'aquifère et calcul des temps de résidence, afin de fournir une modélisation conceptuelle de l'aquifère dans une première approche. Dans le cadre du LMI évaluation de la vulnérabilité de la nappe  aux contaminants mesurés, étude des échanges surface-souterrain, suivi des contaminants dans l'aquifère amont-aval et modélisation.

          Impacts

          Ce projet vise à une meilleure gestion de la ressource souterraine côtière en terme d'exploitation raisonnée et à meilleure protection de la qualité de l'eau face aux risques anthropiques de surface susceptibles de contaminer l'aquifère. 

          Coordination

          Jean-Denis Taupin, chargé de recherche à l'IRD, UMR  Hydrosciences, Montpellier

          Partenariats

          • Institut Supérieur des Technologies de l'Environnement de l'Urbanisme et du Bâtiment ( ISTEUB)
          • Faculté des Sciences El Manar
          • Centre des Recherches et des Technologies des Eaux ( CERTE)
          • Institut national agronomique de Tunisie ( INAT)
          • École nationale d'ingénieurs de Sfax ( ENIS Sfax)
          • Institut National de Recherche et d’Analyse Physico-Chimique ( INRAP)

          Publications

          - Ben Ammar S., Taupin J-D., Snoussi W., Zouari K., Khouatmia M. & Ben Assi M., 2014. Apport des méthodes géochimiques et isotopiques dans l’étude de l’impact climatique et anthropique sur un aquifère phréatique côtier de la Tunisie Nord Orientale. Changements climatiques et variabilité des stocks d'eau. Eau et Climat au Maghreb, 2, 19-30.

          -  Ben Ammar S., Taupin J-D., Abdellatif  Y., Zouari K., Khouatmia M., 2016. Identifying recharge and salinization sources of groundwater in the Oussja Ghare el Melah plain (northeast Tunisia) using geochemical tools and environmental isotopes. Env. Earth Sc., 75(7), 606: DOI/10.1007/s12665-016-5431-x

          - Zighbi A., Mirchi A, Zouhri L., Taupin J-D., Chekirbane A., Tarhouni J., 2019. Implications of groundwater development and seawater intrusion for sustainability of a Mediterranean coastal aquifer in Tunisia. Environ. Monit. Assess. 191:696. https://doi.org/10.1007/s10661-019-7866-5.

          -  Ben Ammar S., Taupin J-D., Ben Alaya M., Zouari K., Patris N., Khouatmia M., 2020. Using isotopes and geochemistry tools to characterize groundwater in a coastal phreatic aquifer from the NE of Tunisia: Guenniche basin. J. of Arid Environment, in press

        • Le projet ECOCLIM

          Etude écosystèmique des zones humides, impact des ouvrages anthropiques et du changement climatique

          Juin 2019 - juin 2023

          Contexte

          Ce projet de recherche qui s’articule autour de l’étude écosystèmique des zones humides du littoral tunisien s’inscrit dans le cadre de la stratégie nationale des études environnementales et de la gestion durable faces aux changements climatiques. Pour répondre aux besoins de la communauté nationale et internationale, les collaborations interdisciplinaires et coordonnées permettront de faire avancer significativement les connaissances sur l’environnement littoral et d’améliorer la qualité des prévisions de son évolution. Ce projet institutionnel permettra de comprendre l’évolution des composantes physiques et environnementales des zones humides à plusieurs échelles spatio-temporelles.

          Pour promouvoir les activités socio-économiques sans porter atteinte à l’équilibre naturel des écosystèmes côtiers et marins, une meilleure gestion des ressources halieutiques grâce aux possibilités d’anticipation et de compréhension des différents paramètres régissant cet écosystème lagunaire, sera élaborée. Le projet ECOCLIM contribuera à la mise en place d’un plan de gestion durable et de  réhabilitation de ces écosystèmes selon un ensemble intégré des zones humides et du littoral avoisinant.

          Objectifs scientifiques

          L’objectif est d’établir un diagnostic qualitatif et quantitatif des zones « avales » sis littorales Méditerranéennes notamment les zones humides, qui constituent un système de plus en plus fragile, face à la pression démographique et aux aléas naturels du changement climatique. Nous proposons de mettre en place au sein d’une équipe pluridisciplinaire un schéma évolutif conceptuel à court et à moyen terme de la dynamique hydro-sédimentaire des zones humides côtières en intégrant les facteurs naturels et anthropiques. Les principaux objectifs consistent à

          1. Déterminer le lien amont-aval du transfert sédimentaire dans le temps et l’espace ainsi que le lien la reconstitution de l’évolution actuelle vs passée des épisodes catastrophiques (crues éclairs, tempêtes) du système fluvio-côtier, au cours des 1000 dernières années en utilisant la datation isotopique à plusieurs échelles spatio-temporelles et par le biais du signal δ13 C et δ18O du test des foraminifères benthiques ou de la malacofaune.
          2. L’évaluation des états chimiques des écosystèmes côtiers en étudiant la qualité et le transit des polluants dans la colonne d'eau, les sédiments, la faune et la flore. 
          3. Etablir une charte de vulnérabilité nationale en se basant sur les indices de vulnérabilité globale des zones humides et côtières potentiellement submersibles. 
          4. Evaluer les effets des activités humaines notamment l’action anthropique causée par l’exploitation abusive des ressources locales et l’urbanisation formelle et informelle, sur la dégradation des écosystèmes locaux aggravant ainsi leurs vulnérabilités.

          Coordination scientifique

          Oula Amrouni, Chargée de recherche, INSTM

          Partenaires principaux

          France

          • IRD
          • Université de Caen
          • UMR HSM
          • Université de Montpellier
          • Institut de Physique du Globe, Université Strasbourg

          Etats-Unis

          • University of South California

          Tunisie 

          • Faculté des Sciences de Tunis (FST)
          • Faculté des Sciences de Sfax
          • Faculté des Sciences Humaines et des Lettres de Sousse
          • Institut Supérieur des Technologies de l'Environnement, de l'Urbanisme et du Bâtiment (ISTEUB)
          • Institut National Agronomique de Tunis (INAT)
          • APAL
          • STEG
          • WWF Nord Afrique
          • Association des Sciences de la Mer

          Maroc

          • Université Cadi Ayyad (UCAM)
          • Faculté Polydisciplinaire Safi
        • Erosion et Climat : le projet ASSESS

          Projet ASSESS : impActs and feedbackS between climate and Soil affected by EroSion: cost in terms of carbon Storage in Mediterranean regions.

          Septembre 2017 - septembre 2020

          Contexte du projet

          Le réservoir de carbone organique du sol peut fortement affecter le cycle du carbone et le réchauffement climatique futur. Cependant, la dépendance du stockage du carbone sur le climat n'est pas encore bien comprise. Les incertitudes liées à la dynamique future du carbone du sol sont relativement élevées et devraient être réduites. Différentes manières ont été identifiées pour améliorer la prédiction des modèles du système Terre. En particulier, l'amélioration du rôle de la texture et de la représentation de l'érosion sur l'équilibre du carbone organique (SOC) du sol est considérée comme une piste de recherche importante. Les deux sont à leur tour fortement dépendants de la nature du sol qui évolue en permanence dans le temps, sous l'action du climat sur une échelle de temps aussi courte que quelques dizaines d'années.

          Dans le cadre de ce projet ERANET-MED, les équipes de recherche proposent :

          1. Evaluer les changements dans le carbone du sol et les propriétés associées à l'horizon 2100 sur les régions méditerranéennes;
          2. Mettre en place un module d'érosion dans le modèle de surface terrestre ORCHIDEE-CROP pour mieux représenter les flux latéraux de carbone, d'azote et de phosphore dans les terres cultivées de cette région en raison de l'érosion;
          3. Effectuer des expériences pour mieux comprendre la dynamique carbone des sols érodés pendant le transport.

          Objectifs

          L'objectif principal du projet est de mieux comprendre l'impact de l'érosion des sols des terres cultivées dans les régions méditerranéennes en lien avec les impacts économiques. 

          Pour ce faire, il réunira des chercheurs de différentes disciplines (agronomes, économistes, modélisateurs de surfaces terrestres, pédologues, spécialistes de l'analyse du cycle de vie) et de différents pays (Tunisie, France, Algérie) pour proposer une vision large du cycle du carbone du sol et son impact sur d'autres secteurs.

          -> Pour en savoir plus sur les objectifs du projet :  https://www.umr-lisah.fr/?q=fr/projets/assess

          Coordination

          Partenaires

           

        • Gestion des Ressources en eau et employabilité des compétences vertes : le projet AS-HYDRO

          Approche Systémique de la gestion des ressources en eau et employabilité des compétences vertes.

          Avril 2020 - avril 2022

          Contexte 

          En contexte de changement climatique, d'une vulnérabilité des nappes accentuée par la surexploitation des ressources en eau et de la variabilité spatio-temporelle de la précipitation, le Bassin versant de Merguellil (Kairouan, Tunisie centrale) constitue un site pilote pour le développement d'une approche innovante via des outils d’aide à la décision pour une meilleure gestion des ressources en eau et des sols dans le cadre d’un développement durable.

          Le projet de recherche fédéré AS-HYDRO est conçu à plusieurs échelles de temps et d’espace. L'approche systémique multi-paramètre et multi-scalaire depuis la zone critique jusqu'au réservoir d'eau souterraine permettra une meilleure compréhension du fonctionnement hydrodynamique de la partie aval du barrage d’El Haouareb (Bassin versant de Merguellil, Kairouan) dans le contexte de recharge naturelle / artificielle et de réchauffement climatique.

          Objectifs

          L’objectif général de ce projet consiste à étudier et à diagnostiquer l’efficacité de différents procédés de recharge de la nappe Merguellil, naturelle par les précipitations et les eaux de surfaces des oueds et artificielle à partir du Barrage El Houareb. Un bilan hydrologique de la nappe est à proposer en suivant et croisant les chroniques hydro-météorologiques (précipitations, piézométrie, débits, niveaux du lac du barrage), les données géomorphologiques, telles que la nature et l’occupation du sol en plus des données socio-économiques (aménagements, population, consommation d’eau, etc.).

          Impacts

          Le projet AS-HYDRO permettra de mettre en place une méthodologie adéquate de spatialisation de l'information géophysique en rapport avec la géologie, l'hydrogéologie, la pédologie, l’hydraulique, la géochimie, la géostatistique, la modélisation, l'actualisation du bilan hydrique, la compréhension des mécanismes de la recharge et les changements climatiques pour une gestion durable des ressources en eau accessible au simple agriculteur, via des outils géophysiques de surveillance et de gestion de l’eau.
          A l’échelle d’une parcelle agricole, une caractérisation fine de l’organisation des sols, des caractéristiques hydrodynamiques, des flux de l’eau et des solutés, des cultures et de la gestion de
          l’irrigation permettra, par des simulations numériques, une meilleure compréhension de la gestion de l’eau saline et fournira des solutions pour l’optimiser dans le contexte actuel et dans celui du réchauffement climatique.
          Ce projet permettra aussi de préparer les doctorants pour les métiers de demain (employabilité des compétences vertes, possibilités d'envisager des startups / spinoffs).

          Coordination

          Partenaires

          • Laboratoire Géoressources LGR, CERTE
          • Laboratoire de Recherche Valorisation des Eaux non Conventionnelles, INRGREF
          • Laboratoire de Modélisation des Systèmes Géologiques et Hydrologiques (GEOMODELE) Faculté des Sciences de Sfax
          • Commissariat Régional au Développement Agricole de Kairouan (CRDA Kairouan)

           

        • Stress hydrique et télédétection : Le projet AMANDE

          Approches stochastiques et seMi-pAramétriques combinées à la télédétectioN pour l’étude du stress hyDriquE (AMANDE)

          Septembre 2019 - septembre 2021

          Ce projet franco-tunisien est financé par le programme Hubert-Curien Utique. Ces fonds servent principalement à la mobilité d’étudiants entre la Tunisie et la France avec deux thèses en co-tutelle dont l’une en démarrage. Les collaborations entre l’IRD et Sup’Com s’inscrivent dans le cadre du LMI NAÏLA qui se consacre à la gestion des ressources en eau dans les milieux ruraux tunisiens.

          Objectifs du projet

          AMANDE se décline en deux objectifs ayant chacun des questions de recherches associées :

          1- Générer et valider des scénarios de variables hydrométéorologiques selon des approches stochastiques afin d'alimenter des modèles à base physique en contexte méditerranéen;

          • Comment adapter un générateur stochastique spatial de conditions météorologiques en rive sud de la Méditerranée ?
          • Comment exploiter des données provenant des modèles de climat régionaux pour estimer les structures de dépendance dans un générateur stochastique de façon non-paramétrique ?
          • Quels apports pour la gestion des ressources en eau ?

          2- Estimer des indicateurs du stress hydrique et étudier leurs tendances spatiales et temporelles;

          • Comment exploiter les données de la télédétection active (radar) pour caractériser le stress hydrique ?
          • Comment calculer des trajectoires d'évolution d'indicateurs de stress hydrique pertinents pour l'agriculture ?

          Impacts

          • Répartition des ressources en eau (qualité et quantité) en fonction des besoins (eau potable, eau agricole, écosystèmes, etc. )
          • Gestion des risques naturels majeurs (atténuation des dommages) tels que canicules, vagues de chaleur, sécheresses, inondations, submersions

          Coordination

          Partenaires

          Publications récentes

          • Farhani, N. et al.Scenarios of hydrometeorological variables based on reanalysis data for water stress retrieval in central Tunisia,in preparation for submission to Journal of Hydrology
          • Carreau, J. & Toulemonde G.Extra-Parametrized Extreme Value Copula: Extension to a Spatial Framework,accepted for publication in Spatial Statistics
          • Palacios-Rodriguez, F. et al. Generalized Pareto processes for simulating space-time extreme events: an application to precipitation reanalyses, submitted to Stochastic Environmental Research and Risk Assessment
        • Le projet SudMed : comprendre le fonctionnement d'un écosystème en région semi-aride

          Janvier 2008 - mars 2022

          Objectifs scientifiques

          Ce programme est réalisé sur le site de Merguellil, site majeur du Programme Pilote Régional Surfaces et Interfaces Continentales en Méditerranée (SICMED, programme MISTRALS). L'objectif général vise à comprendre et quantifier les flux d’eau à l’échelle de ce bassin versant semi-aride et de l’ensemble de la plaine de Kairouan en relation avec la baisse contenue de la nappe à l’aide de la modélisation, de la télédétection et de l’observation in-situ.

          Porteurs du projet

          France

          Tunisie

          Partenaires

          France

           Tunisie

        • Le projet SICMED

          Surfaces et Interfaces Continentales – MISTRALS - Thème : Bilan de Masse et Erosion

          Janvier 2018 - décembre 2020

          Au sein du méta programme  MISTRALS de l’INSU/CNRS, SICMED phase 2 (2017-2020) approfondit des recherches sur 4 thèmes prioritaires du domaine des surfaces continentales et de ses interfaces sous-sol, atmosphère et océan :

          • bilan de masse du continent vers l’océan, 
          • agroécosystèmes, 
          • contaminants et recharges des aquifères,
          • un thème transversal sur les indicateurs. 

          Coordonnés par des binômes nord-sud ils disposent de fonds français du CNRS/ INSU. Le programme SICMED est coordonné par  Gil Mahé, directeur de recherche à l'IRD UMR HSM Montpellier. Les thèmes Indicateurs, Bilan de masse et érosion, et Fonctionnement et dynamiques des agrosystèmes sont co-dirigés par des chercheurs tunisiens.

          Objectifs scientifiques

          Bilan de masse et érosion

          L’objectif est de reconstituer le transfert sédimentaire et d’identifier les sources de ce matériel sédimentaire depuis trois millénaires des zones amont du bassin versant aux zones avales (littorales), d’identifier les forçages qui ont gouverné le transfert de particules sur cette période. Dans quelle mesure peut-on distinguer les forçages climatiques des forçages anthropiques ? Pourquoi la cité antique d’Utique, autrefois ville portuaire, est aujourd’hui située à 10 km de la côte ? L’oued Medjerda peut-il être seul responsable d’une accumulation de sédiments aussi importante en moins de trois millénaires ? Quelles sont les causes de la métamorphose fluviale de la Medjerda en réponse aux forçages climatiques et sociétaux ? Quel est l’impact récent des barrages sur ces transferts sédimentaires et le recul littoral ? L’étude d’archives sédimentaires prélevées sur plusieurs sites du bassin versant au littoral devrait nous permettre d’obtenir ce recul temporel pour étudier le lien amont-aval de ce transfert sédimentaire dans le temps et l’espace. Concernant la reconstitution des sources, l’utilisation d’une approche géochimique (éléments majeurs et traces) couplée à l’étude du carbone organique fossile (COF) devrait permettre d'identifier les principaux pourvoyeurs de sédiments et in fine d'identifier les hot-spots et hot-moments continentaux de l'érosion dans le bassin versant de la Medjerda. Par ailleurs, le croisement des dynamiques des écosystèmes végétaux (analyse pollinique sur les archives) et des fluctuations hydrogéomorphologiques reconstruites à partir de l’étude des séquences amont et aval, apportera des renseignements sur l’origine de l’impact climatique vs anthropique des apports sédimentaires charriés par la Medjerda au cours des derniers millénaires.

          La variante littorale a pour objectif de :

          • Quantifier l'impact des variations climato-eustatiques sur l'évolution des zones côtières au travers des remplissages sédimentaires préservés dans les systèmes protégés (Estuaires, oueds, lagunes). Estimation du volume du disponible sédimentaire du prisme littoral.
          • Evaluer le degré de vulnérabilité du système littoral anthropisé face aux changements climatiques (ENM, inondations, etc.) pour proposer un schéma directif de résilience des zones côtières à la gouvernance locale et nationale.

          Coordination

          Bilan de Masse et Erosion

          • Oula Amrouni, Chargée de recherches, INSTM
          • Laurent Dezileau, Professeur, université de Caen, UMR M2C

          Principaux partenaires du projet

          France   : M2C Caen, EVS Lyon, HSM Montpellier, MNHN Paris, ASM Montpellier, GM Montpellier, EPOC Bordeaux

          Tunisie : INSTM Carthage, INP Tunis, Université de Tunis

        • Le projet SEAGARMED

           

          Contexte : 

          Les mégots de cigarettes, qui sont les principaux déchets plastiques retrouvés dans l’environnement, peuvent représenter jusqu’à 40 % des déchets ramassés sur les plages de Méditerranée. Chaque année, plus de 6000 milliards de cigarettes sont fumées dans le monde, pouvant conduire à plus d’un million de tonnes de mégots rejetés dans l’environnement. Malheureusement, ces mégots composés principalement de matière plastique sont très faiblement biodégradables. En outre, ils contiennent de nombreux composés toxiques issus de la combustion qui peuvent menacer les organismes vivants. Pourtant, nous connaissons actuellement très peu de choses sur le devenir des mégots dans les écosystèmes marins et leur impact sur la faune et la flore marine.

           

          Objectifs : 

          Le projet SEAGAREMED vise à :

          • Surveiller les mégots de cigarettes le long des plages/côtes méditerranéennes,
          • Evaluer l'impact des mégots de cigarettes, et des composés chimiques libérés, sur les organismes marins,
          • Sensibiliser à l’impact environnemental des mégots de cigarettes.

           

          Partenaires : 

           

        • Mediterranean agrosystems by accounting for spatial structures and connectivities ( ALTOS)

          Gestion durable de l'eau pour les zones arides et semi-arides de la Méditerranée. Unités de recherche impliquées : UMR CESBIO, LISAH.

          Contexte 

          L'adaptation de la gestion de l'eau et des terres est essentielle dans le bassin méditerranéen, qui est déjà confronté à une surexploitation des ressources en eau/sol et qui connaîtra des risques importants en raison du changement du forçage climatique. Pour répondre à la demande croissante de nourriture et d'eau, il faut trouver des raisons de concevoir des solutions innovantes en matière de planification et de pratiques d'utilisation des terres agricoles, afin que les parties prenantes puissent établir des compromis entre les différents besoins à différents niveaux. Dans le contexte de l'agriculture pluviale et irriguée, les solutions innovantes doivent viser à mieux collecter, stocker, distribuer et utiliser les ressources en eau, afin de gérer les situations actuelles et de concevoir des voies d'évolution possibles.

          Objectif scientifique 

          L'objectif d'ALTOS est d'améliorer les modèles de gestion de l'eau pour l'agriculture pluviale et irriguée, en considérant la modulation des structures spatiales et des connectivités induites par les infrastructures et les pratiques hydro-agricoles, comme un outil innovant pour l'utilisation rationnelle et la protection des ressources en eau.

           

          Partenaires 

          • Liban : LARI, CNRS-L  
          • Maroc : UCAM / FSS
          • Tunisie : Carthage University (CERTE, INAT, INRGREF SUPCOM)
          • Italie : Cagliari University (UNICA)
          • Espagne : Agri-food research and technology (IRTA)
          • France / IRD : LISAH, CESBIO

           

          Unités de recherche impliquées 

          • UMR CESBIO,
          • UMR LISAH

          Coordinateur 

          Frédéric Jacob

          Pays concernés 

          • Tunisie
          • Maroc
          • Liban
          • Italie
          • France
        • L’hydrosystème des Îles Kneiss et le bassin Leben : interactions socio-environnementales et valorisation d'un territoire protégé

          Contexte

          Le projet concerne les Îles Kneiss situées à l’exutoire de l’oued Ouadrane (bassin Leben) en Tunisie. Localisé au sud de la ville de Sfax, le site est internationalement reconnu, classé ZICO (1990) et Ramsar (2007) pour la haute productivité halieutique de ses eaux peu profondes qui fait de ces îles un lieu de reproduction favorable pour les oiseaux migrateurs (Scapini, 2002).

          Compte tenu des difficultés d’accès à la mer, ce territoire est longtemps resté faiblement dégradé, préservé de toute mise en valeur économique. La durabilité de ce site est cependant remise en question. En effet, au-delà d’une probable hausse du niveau marin pouvant modifier la topographie de ces îles, la pression anthropique se fait progressivement plus forte sur cette zone littorale et le bassin frangeant : développement de l’irrigation des oliveraies; augmentation des activités dans la zone fluvio-marine, essor des activités halieutiques et industrielles à destination des bourgs et villes en périphérie de la zone d'étude. Ces évolutions pourraient impacter sensiblement les flux liquides et solides apportés à l’exutoire et engendrer des problèmes de pollution. Elles posent aussi la question des risques induits par une dégradation du milieu pour les acteurs locaux (pêcheurs, irrigants, secteur touristique, associations de protection de la nature) pour lesquels les conséquences socio-économiques pourraient être fortes.

          Objectifs

          L’absence d'études sur les effets de ces changements au sein de l’hydrosystème des Îles Kneiss et du bassin Leben (i.e., espace de transition entre le continent et la mer) rend difficile l’élaboration puis le financement d’une politique de gestion cohérente permettant d’équilibrer la protection de la faune et de la flore et la valorisation des espaces protégés avec le développement des activités économiques. Ce projet a pour intérêt d’améliorer les connaissances sur le fonctionnement actuel de l’hydrosystème dans ses composantes physiques et socio-économiques et d’observer les dynamiques de changement en cours. Il s’agit alors (1) de comprendre le fonctionnement actuel de l’hydrosystème, (2) d’identifier des facteurs de changements aussi bien physiques que socio-économiques. Le fonctionnement actuel de l’hydrosystème sera alors replacé dans une perspective temporelle plus longue (décennale à séculaire) afin d’apprécier la chronologie des mutations subies par la zone d'étude et d’identifier le moment où les pressions anthropiques commencent à rompre les équilibres socio-environnementaux et (3) de modéliser les forçages anthropiques actuels.

          Il s'agit d’apporter une connaissance fine des interactions entre les dynamiques littorales (Îles Kneiss) et continentales (bassin Leben) de l’hydrosystème dans ses diverses dimensions (physique, socio-économique), susceptible de poser les bases d’un futur plan de gestion de cet espace.

          • Dans sa dimension physique : Le site d’étude est animé par une dynamique hydro-sédimentaire complexe et actuellement non connue. L’objectif est d’évaluer la part des apports sédimentaires continentaux et ses impacts sur la zone littorale, puis à comprendre le fonctionnement interne de la lagune. Pour ce faire, nous réaliserons un bilan sédimentaire intégrant l’ensemble des forçages à l’œuvre dans l’hydrosystème : hydrodynamique (fluviale, marine), sédimentaire (exogène et authigène), biologique, météo-marins et anthropique. Le fonctionnement actuel de l’hydrosystème sera ensuite replacé dans une perspective temporelle bi-séculaire afin de mieux apprécier la chronologie des changements et d’identifier un signal marquant le début du forçage anthropique.
          • Dans sa composante socio-économique : Les activités qui ont lieu sur ce territoire et son immédiate périphérie peuvent apporter aménités et perturbations sur la dynamique observée. Il s'agit tout particulièrement d'analyser l'évolution des usages agricoles (irrigation) et halieutiques, ainsi que les activités industrielles menées à proximité de l’exutoire et leur situation présente.

           
          Partenaires

          Équipe Labex :

          Brice Anselme (télédétection, milieux littoraux ; univ. Panthéon-Sorbonne, UMR PRODIG) ; Gilles Arnaud-Fassetta (géographie, hydro-géomorphologie ; univ. Paris-Diderot, UMR PRODIG) ; Jean-Claude Bergès (traitement des données, télédétection, web mapping ; univ. Panthéon-Sorbonne, UMR PRODIG) ; Frédéric Bertrand (biogéographie, milieux littoraux ; univ. Paris-Sorbonne, UMR PRODIG) ; Philippe Cadène (géographie sociale ; univ. Paris-Diderot, UMR CESSMA) ; Salem Dahech (Climatologie ; univ. Paris-Diderot, UMR PRODIG) ; Émilie Lavie (hydro-géographie ; univ. Paris-Diderot, UMR PRODIG) ; Pepita Ould Ahmed (économie ; univ. Paris-Diderot, UMR CESSMA) ; Vincent Viel (géographie, hydro-géomorphologie ; univ. Paris-Diderot, UMR PRODIG).

          Équipe tunisienne :

          Mahmoud Bali (géochimie, sédimentologie ; univ. de Gabès) ; Seif Gaidi (géomatique, géomorphométrie ; univ. Tunis El Manar) ; Rim Katlane (télédétection, géomatique ; univ. de Gabès) ; Hanen Saïdi (géomorphologie, sédimentologie littorale ; univ. Tunis El Manar) ; Fouad Zargouni (géographie ; univ. Tunis El Manar). Abdelkarim Daoud (SIG, Environnement, sociétés ; Univ. Sfax) ; Riadh Bouaziz (Hydro-géomorphologie, Géographie, Univ. Sfax).

          Coordinateur

          Vincent Viel

           

          Fiche projet

        • Groupement de recherche international-Sud (GDRI-Sud) : Risques Hydrologiques au Maghreb (RHYMA)

          Contexte

          Les pays Méditerranéens et ceux du Maghreb en particulier sont très vulnérables aux évènements extrêmes hydrométéorologiques. D’une part aux crues causées par des épisodes de précipitations intenses, et d’autre part aux sécheresses reliées à la forte variabilité interannuelle des précipitations. Ces deux aléas ont des impacts très importants les ressources en eau, les productions agricoles et sur les populations. On dénombre plus de 6000 morts liés aux crues et inondations en Afrique du nord entre 1950 et 2020, soit plus du double de ce qui est observé sur la même période au nord de la Méditerranée. Par ailleurs, les sécheresses ont de fortes répercussions sur l'agriculture, en abaissant le niveau des nappes, en réduisant l'humidité du sol et l'eau disponible dans les barrages, tandis que l'agriculture pluviale est très importante dans ces pays et représente la majeure partie des surfaces cultivées.

          L’étude des risques hydrologiques est particulièrement complexe dans le contexte du Sud de la Méditerranée. Les réseaux de mesures sont très hétérogènes selon les pays et les régions, et très peu d’informations sont disponibles à l’échelle régionale du Maghreb. Ainsi, la modélisation des aléas hydrologiques et l’estimation des vulnérabilités territoriales sont des enjeux scientifiques majeurs.

          Les deux questions scientifiques auxquelles ce GDRI RHYMA contribue à répondre sont : 

          1. comment modéliser les risques hydrologiques dans des sites peu ou non jaugés, dans une perspective de prévision ?
          2. quelle est l’évolution de ces risques dans un contexte de changement climatique ?

          Objectifs du GDRI RHYMA

          L’objectif principal de ce GDRI RHYMA est de créer un réseau sur l’étude des risques hydrométéorologiques au Maghreb avec deux axes de recherche ; le premier vise à améliorer la connaissance de ces aléas et leur évolution probable en climat futur, et le second à développer des outils de prévision, de suivi et de gestion de crise afin de réduire la vulnérabilité à ces évènements extrêmes. Plusieurs échelles spatiales seront considérées, depuis le bassin versant jusqu’à l’échelle régionale, afin de favoriser le développement d’approches de modélisation des risques dans un contexte de faible densité des réseaux de mesure.

          Ce projet s’articule avec les instruments structurants déjà mis en place par l’IRD au Maghreb, tels que les LMI TREMA au Maroc, NAILA et COSYSMED en Tunisie, la JEAI JEENS en Algérie, le GDRI ARID, et propose une contribution directe au Programme Structurant Interdisciplinaire et Partenariaux (PSIP), « Aléas, Risques et Services Climatiques ».

          Les activités seront déclinées en trois volets.

          1. Le premier vise à financer des missions d’échanges scientifiques pour des doctorants et enseignants-chercheurs, dans le but de favoriser les collaborations internationales Sud-Nord et Sud-Sud.
          2. Le second à organiser des formations, de type école d’été à destinations d’étudiants et de professionnels de l’eau mais aussi des contenus dématérialisés accessible à tous via internet, répondant à une forte demande de transfert de compétences de la part d’acteurs académiques et du secteur privé.
          3. Le troisième volet porte sur le développement de bases de données hydrométéorologiques contribuant à une meilleure connaissance des risques au Maghreb, dans le cadre du programme MEDFRIEND de l’UNESCO.

          Partenaires

          Algérie

          • Université Annaba, laboratoire Sol et Hydraulique
          • Ecole Nationale Supérieure d’Hydraulique de Blida, laboratoire LGEE
          • Université de Tlemcen, laboratoire EOLE / PAUWES Pan-African University

          France

          • INRAE, laboratoire RECOVER-RHAX
          • IRD, UMR Centre d’Etudes Spatiales de la Biosphère
          • Université Montpellier 3, LAGAM
          • IRD, UMR HydroSciences Montpellier

          Maroc

          • Université Cadi Ayyad, laboratoire L3G
          • Ecole Hassania des Travaux Publics, laboratoire GCHEC/SHEMSS

          Tunisie

          • Université Tunis El Manar, laboratoire LMHE
          • IPEIT, laboratoire Matériaux et Fluides, Université de Tunis

           

          Fiche projet

          Site web GDRI

        • CROCO – Modèle communautaire océanographique côtier et régional

          Groupement de Recherche International-Sud

          Février 2021 – Février 2025

          Afrique du Sud, Colombie, Chili, Côte d’Ivoire, Mexique, Mozambique, Pérou, Sénégal, Tunisie, Vietnam

          Contexte

          Le modèle CROCO (Coastal and Regional Ocean Community) est une plateforme de modélisation de l'océan régional et côtier utilisant des approches multi-échelles réalistes ou idéalisées.

          Il est construit autour du noyau de ROMS (version AGRIF), avec le nouvel ajout d'un solveur non hydrostatique, et avec des capacités de couplage pour l'atmosphère, les ondes de surface, la dynamique des sédiments, la biogéochimie océanique et les écosystèmes. En France, le projet CROCO visait à remédier à la fragmentation de la modélisation côtière française. Il y a aujourd'hui plus d'un millier d'utilisateurs de CROCO, dont environ la moitié dans les pays du sud, et l’autre moitié répartis entre l'Europe et les États-Unis.

          La communauté des utilisateurs s'est consolidée au fil des ans, attirée par les performances de calcul et la précision numérique du modèle et par un accès facile aux compartiments thématiques pour des applications multidisciplinaires. Les partenaires du Sud, à travers des collaborations et diverses utilisations de CROCO, font déjà partie de cette communauté.

          CROCO a déjà apporté une contribution majeure à une meilleure compréhension du fonctionnement physique et biogéochimique de nombreuses zones côtières du sud, notamment, en Afrique australe, les systèmes d'upwelling d'Afrique du Sud, le canal du Mozambique, le courant des aiguilles, le courant de l'est de Madagascar et le Seychelles Chagos Thermocline Ridge. CROCO a également joué un rôle déterminant dans la démonstration de l'importance des interactions air-mer à méso-échelle sur la dynamique des océans et des écosystèmes. CROCO a également fait un grand pas en avant vers l'océanographie littorale, ouvrant ainsi la voie à des applications véritablement côtières, où la compréhension et la prévisibilité des transports de sédiments et de contaminants sont essentielles pour de nombreuses populations côtières.

          Objectifs

          Ce réseau permettra de formaliser et de renforcer les liens entre la communauté française CROCO et les partenaires du Sud en intégrant formellement ces derniers dans la communauté et en organisant des ateliers et des sessions de formation, avec une démarche de structuration des collaborations Nord-Sud et Sud-Sud. Cela augmentera la portée de CROCO, en abordant les questions relatives à la science durable.

          La structuration, la formation et l'accompagnement des nouveaux utilisateurs, notamment des pays du Sud, a toujours été une ambition importante pour ROMS, aujourd’hui CROCO, mais ce GDRI-Sud soutenu par l'IRD permettra de porter cette ambition plus loin et d'intégrer pleinement les partenaires du Sud dans la communauté CROCO du point de vue du développement et de l'application.

          Partenaires d’Afrique Australe

          Coordination scientifique : Lionel Renault, Laboratoire d’Etudes en Géophysique et Océanographie Spatiales (LEGOS)

          Financement

          Institut de recherche pour le développement (IRD).

          Fiche projet

        BIOTEC H2 : Production de biohydrogène par des procédés biotechnologiques

        © IRD Pierpol LIEBGOTT

        Le développement des bioénergies

        • BIOTEC H2 : Production de biohydrogène par des procédés biotechnologiques

          Présentation

          Dans le contexte énergétique mondial actuel, une transition énergétique est obligatoire pour espérer atténuer la crise environnementale à venir. L'hydrogène, vecteur d'énergie décarbonée au rendement énergétique parmi les plus élevés, est considéré comme incontournable pour l'avenir dans la mesure où sa production sera la plus "propre" possible. La voie de production biologique d'H² (BioHydrogène ou BioH2) par fermentation obscure (sans lumière) à haute température et en milieu salé, représenterait une technologie génératrice d'énergie et pleinement respectueuse de l'environnement. De surcroît, ce type de bioprocédé cumulerait un triple avantage :

          • Produire de l'H²,
          • Dégrader une pollution ou des résidus organiques non valorisés (déchets verts),
          • Préserver l'eau douce en utilisant de l'eau de mer.

          Problématique

          La Tunisie produit près de 2,5 millions de tonnes de déchets municipaux solides par an, dont 700 000 tonnes concentrés dans le Grand Tunis. Ces déchets solides, en constante progression (environ 2% par an), sont à 70 % constitués de matières organiques et sont rejetés pour la plupart en l’état dans des décharges. Pourtant, cette matière organique contient une grande quantité de substrats fermentescibles susceptibles d'être convertis en BioH2.
          C'est dans ce contexte général que le LMI BIOTEC H2 s'intègre. Il a pour objectif global d'évaluer et d'optimiser la biovalorisation d'une partie de ces déchets organiques en vecteurs énergétiques, (principalement le BioH2 puis méthane et/ou électricité) et en bioemballages.

          Objectifs scientifiques

          Le LMI BIOTEC H2 a pour objectif à long terme (sur 5-10 ans) d'évaluer puis de disposer d'un bioprocédé efficace – ayant un taux de recouvrement énergétique supérieur à 1 ; TRE = quantité d'énergie produite/l'énergie dépensée – et qui soit facile à mettre en œuvre pour produire des vecteurs énergétiques à partir de déchets agroalimentaires. Cependant, la filière BioH2 ne peut être viable que si elle rentre dans un contexte économique rentable. Nous voyons bien ici qu'il est donc nécessaire d'optimiser chaque étape dans le but de proposer une valorisation/traitement de déchets agroalimentaires en vecteurs énergétiques (BioH2, CH4, électricité) et bio-emballages. L'objectif final sera de rentabiliser économiquement le bioprocédé et d'obtenir un effluent compatible avec un rejet dans la nature. Pour ce faire, 6 axes scientifiques (WP : WorkPackages) ont été créés en fonction de l'organigramme de travail et des objectifs définis pour ce LMI BIOTEC H2.

          Programme de formation

          Le LMI BIOTEC H2 dispose de compétences pluridisciplinaires pour enrichir la formation des étudiants issus des parcours Professionnels ou Recherches mais également des enseignants-chercheurs avides de connaissances. Au regard des enjeux environnementaux, climatiques et énergétiques auxquels la Tunisie fait face actuellement, les formations proposées par les membres du LMI seront orientées vers ces thématiques. En matière de formation, le LMI BIOTEC H2 propose : (i) de renforcer les formations diplômantes existantes en les enrichissant de nouveaux enseignements ; (ii) de mettre en place des formations pratiques innovantes ; (iii) de développer la mobilité des étudiants et enseignants chercheurs entre les rives du nord et sud de la Méditerranée.

          Principaux partenaires

          Instituts de recherche

          • ISSBAT : Institut Supérieur des Sciences Biologique Appliquées de Tunis ; 6 rue Zouheir Essafi - 1006 Tunis - TUNISIE
          • INRAP : Institut National de Recherche et d'Analyses Physico-chimiques ; Technopole Sidi Thabet - 2020 Ariana - TUNISIE
          • INSA, INRAE, CNRS : Institut National des Sciences Appliquées ; 135 avenue de Rangeuil - 31077 Toulouse-FRANCE
          • M.I.O : Institut Méditerranéen d'Océanologie ; Campus de Luminy, Bât. Oceanomed - 13288 Marseille Cedex 09 –FRANCE

          Laboratoires

          • LMEDD (ISSBAT) : Laboratoire des Matériaux et de l'Environnement pour le Développement Durable
          • BeB (ISSBAT) : Laboratoire de Bioressources Environnement et Biotechnologies
          • LMTA (INRAP) : Laboratoire des Matériaux, Traitement et Analyse
          • LMU (INRAP) : Laboratoire des Matériaux Utiles
          • LSN (INRAP) : Laboratoire des Substances Naturelles
          • LEGI : Laboratoire d'Economie et de Gestion Industrielle
          • TBI (INSA, INRAE, CNRS) : Toulouse Biotechnology Institute, Bio&Chemical Engineering
          • MEB (M.I.O) : Microbiologie Environnementale et Biotechnologie

          Contacts

          Fiche projet

        Commerce alimentaire en Tunisie

        © IRD-Pierre Traissac

        Commerce alimentaire en Tunisie

        La nutrition et la santé

        • Un vaccin pour la prévention des leishmanioses humaines

          Janvier 2009 - janvier 2022

          Depuis 2009, l'IRD et l’Institut Pasteur de Tunis ( IPT) collaborent sur la leishmaniose et en particulier sur des projets de recherche axés sur l’identification et le développement d’un vaccin pour la prévention des leishmanioses :

          Projets réalisés ou en cours 

          • Projet FP7 RAPSODI (2009-2012)
          • Projet PepLeish (Vaccin peptidique polyvalent à visée humaine ; IRD-Direction de la Valorisation au Sud – Maturation de projet innovant ; 2012-2013)
          • Projet VacLeish (JEAI-IRD ; 2013-2015)
          • Projet BEST Vaccin (étudiante tunisienne en co-tutelle Univ. Montpellier/Univ. Bizerte ; co-direction IRD/IPT ; 2015-2019)
          • Projet PL-VAC (SATT-AxLR-IRD-IPT ; 2019-2020)
          • Projet H2020-EuroLeish-Net (étudiante portugaise Univ. Montpellier; co-direction IRD/IPT ; 2015-2019)

           

          Coordinateur 

          Rachel Bras-Gonçalves

          Publications

          • Chamakh-Ayari R.#, Bras-Gonçalves R. #, Bahi-Jaber N., Petitdidier E., Markikou-Ouni W., Aoun K., Moreno J., Carrillo E., Salotra P., Kaushal H., Singh Negi N., Arevalo J., Falconi-Agapito F., Privat A., Cruz M., Pagniez J., Papierok G.M., Bel Haj Rhouma F., Torres P., Lemesre JL., Chenik M., Meddeb-Garnaoui A. PLoS One, 2014, 9 (5), e92708. doi: 10.1371/journal.pone.0092708
          • S. Hamrouni, R. Bras-Gonçalves, A. Kidar, K. Aoun, R. Chamakh-Ayari, E. Petitdidier, Y. Messaoudi, J. Pagniez, JL. Lemesre and A. Meddeb-Garnaoui. Design of multi-epitope peptides containing HLA class-I and class-II-restricted epitopes derived from immunogenicLeishmaniaproteins, and evaluation of CD4+ and CD8+ T cell responses induced in cured cutaneous leishmaniasis subjects.Submitted 2019
        • Transition alimentaire et nutritionnelle en Tunisie

          Janvier 2013 - décembre 2023

          Contexte

          Dans les pays d’Afrique du Nord et du Moyen Orient (dont la Tunisie), la convergence du développement socio-économique, de l’urbanisation, de la mondialisation et de changements majeurs dans les systèmes alimentaires a conduit, dans le cadre de ce que l’on appelle la transition alimentaire et nutritionnelle, à des changements majeurs dans les modes de vie (activités plus sédentaires et des régimes alimentaires plus denses en énergie et pauvres en micronutriments, riches en aliments gras, sucrés, salés). 

          Combinés à la transition démographique, et en interaction avec des facteurs génétiques, développementaux et socio-culturels, ces changements sont à l’origine de la progression rapide du surpoids, de l’obésité et des maladies non transmissibles (MNT)  associées et de leurs facteurs de risque (hypertension, diabète, maladies cardio-vasculaires, certains cancers).

           La région MENA et notamment l’Afrique du Nord présente parmi les prévalences les plus élevées au monde d’obésité et de diabète (en particulier chez les femmes). La prévention du surpoids, de l’obésité et des MNT est un enjeu de santé publique majeur dans la région et la Tunisie. Une des difficultés dans la prévention est le caractère très multifactoriel des maladies chroniques (dont surpoids et obésité).

          Aussi, d’autant plus dans une région en première ligne pour ce qui concerne les impacts attendus du changement climatique, les solutions doivent intégrer la promotion de systèmes alimentaires durables.

          Travaux réalisés et en cours sur la thématique

          Le thème de la transition nutritionnelle et alimentaire en Tunisie sous-tend la collaboration de longue durée en l’UMR NUTRIPASS et ses partenaires en particulier l'Institut national Zouhair Kallel de nutrition et de technologie alimentaire (INNTA). Celle-ci s’est développée sur le long terme au travers de plusieurs projets de recherche dont pour les derniers l’ ANR MEDINA 2013-2017 sur la thématique des « Systèmes alimentaires durables » et le projet FAO «Vers la promotion de la diète Méditerranéenne dans la région Méditerranéenne » 2017-2019 (avec au Liban l’American University of Beirut).  Actuellement en 2020, l’UMR NUTRIPASS est associée à un projet impliquant l’INNTA et l’AUB sur le thème «  School and community drivers of child diets in Arab cities; identifying levers for intervention ».

          Objectifs des recherches

          Les recherches sont focalisées sur des problèmes de santé publique liés à l’alimentation qui sont un enjeu majeur pour le développement des sociétés. Les niveaux d’analyse sont :

          • d’une part, l’étude des facteurs qui influencent ces problèmes (notamment l’influence de l’environnement sur les comportement des individus en  particulier dans le domaine alimentaire)
          • d’autre part, l’étude des réponses et des conditions qui permettraient d’y remédier, en intégrant la dimension de durabilité des systèmes alimentaires dans les solutions proposées.

          Impacts

          De manière générale le travail avec les partenaires implique une part importante de transfert d’expertise et de formation à la recherche par la recherche. C’est donc une contribution au développement induite par le processus de génération des données et de résultats.

          La thématique de la prévention de l’obésité et des maladies chroniques associées, via des systèmes alimentaires durables, est un enjeu majeur de développement.

          L’un de partenaires privilégiés de l’UMR NUTRIPASS en Tunisie, l’INNTA (Institut National de Nutrition de Tunisie) en sus de ses missions d’études et de recherche a également des missions opérationnelles. En particulier cette institution a un rôle central dans la coordination la  stratégie nationale de prévention de l’obésité et des maladies chroniques associées (5 axes stratégiques, déclinés en plus d’une centaine d’actions spécifiques) qui est actuellement testée dans des zones pilotes. Les données  et résultats des projets de recherche en commun sous-tendent et alimentent la réflexion sur les actions à mener dans ce cadre.

          Coordination

          Pierre Traissac , ingénieur de recherche à l'IRD - UMR NUTRIPASS

          Partenaires en Tunisie

          • Institut National de Nutrition et de Technologie Alimentaire de Tunisie
          • Institut National de Santé Publique de Tunisie
          • Institut National Agronomique de Tunisie

          Publications

          • Abassi MM, Sassi S, El Ati J, Ben Gharbia H, Delpeuch F, Traissac P: Gender inequalities in diet quality and their socioeconomic patterning in a nutrition transition context in the Middle East and North Africa region: a cross sectional study in Tunisia. Nutr J 2019, 18:18 [Epub 2019/03/23] [doi: http://dx.doi.org/10.1186/s12937-019-0442-6]
          • Sassi S, Abassi MM, Traissac P, Ben Gharbia H, Gartner A, Delpeuch F, El Ati J: Intra-household double burden of malnutrition in a North African nutrition transition context: magnitude and associated factors of child anaemia with mother excess adiposity. Public Health Nutr 2019, 22(1):44-54 [Epub 2018/10/10] [doi: http://dx.doi.org/10.1017/S1368980018002495].
          • Perignon M, Sinfort C, El Ati J, Traissac P, Drogué S, Darmon N, Amiot M-J, the MEDINA Study Group: How to meet nutritional recommendations and reduce the diet environmental impact in the Mediterranean region? An optimization study to identify more sustainable diets in Tunisia. Global Food Security 2019, 23:227-235 [doi: https://doi.org/10.1016/j.gfs.2019.07.006].
          • Dop MC, Kefi F, Karous O, Verger EO, Bahrini A, Ghrabi Z, El Ati J, Kennedy G, Termote C, the MEDINA study group: Identification and frequency of consumption of wild edible plants over a year in central Tunisia: a mixed methods approach. Public Health Nutr 2019:1-13 [Epub 2019/12/21] [doi: http://dx.doi.org/10.1017/S1368980019003409].
          • Verger EO, Perignon M, El Ati J, Darmon N, Dop M-C, Drogué S, Dury S, Gaillard C, Sinfort C, Amiot M-J, the MEDINA Study Group: A “Fork-to-Farm” Multi-Scale Approach to Promote Sustainable Food Systems for Nutrition and Health: A Perspective for the Mediterranean Region. Frontiers in Nutrition 2018, 5(30) [doi: http://dx.doi.org/10.3389/fnut.2018.00030]
        Avenue Bourghiba,Tunis, Tunisie

        © IRD-Pierre Traissac

        Avenue Bourghiba,Tunis, Tunisie

        La gouvernance et les dynamiques socio-économiques