Le mémorandum d’accord signé en 2023 entre l’IRD et le ministère des Forêts et de la Faune du Cameroun relatif à l’accès des chercheurs de l’IRD et leurs collaborateurs dans les aires protégées du Cameroun, prévoit d’organiser des points d’étapes annuels. C’est dans cette logique que s’est tenue le 23 février, une rencontre entre les deux parties à Yaoundé.

Parmi la vingtaine de participants, plusieurs responsables des services centraux du ministère des forêts et de la faune (MINFOF) étaient présents, emmenés par le Dr. Fogaing, représentant du ministre. Pour les services déconcentrés, les conservateurs des aires protégées (Parcs nationaux Mpem & Djim et Deng Deng, Réserve du Dja), et le directeur de l'Ecole nationale des eaux et forêts (ENEF de Mbalmayo) étaient présents. Des enseignants de l'Université de Yaoundé I, partenaires de longue date de l’IRD étaient aussi présents (le Prof. Sonke et le Dr. Libalah). Côté IRD, en présence du représentant, le Professeur Télesphore Sime Ngando plusieurs chercheurs français de l’UMR AMAP (N. Barbier, G. Dauby, P. Ploton, M. Simo) ont présenté leurs activités de recherche dans les aires protégées.

En rapport avec le domaine de compétences du MINFOF, l’IRD au Cameroun travaille sur des thématiques touchant à la diversité végétale, à la dynamique, au fonctionnement et au cycle du carbone forestier en lien avec le climat, la pédologie, l’hydrologie et les flux géochimiques. Une partie des recherches de l’IRD et de ses partenaires au Cameroun autour de ces questions sont notamment structurées au sein du Laboratoire Mixte International DYCOFAC (Dynamique des écosystèmes continentaux d’Afrique Centrale), avec la construction prochaine d’un Centre de Biogéosciences de l’Environnement en partenariat avec le Ministère de la Recherche Scientifique et de l'Innovation (MINRESI). Notons le démarrage du projet One Forest Vision, lancé lors du sommet de Libreville en 2023.

Les différentes actions de recherche portent sur :

  • La calibration d’équations allométriques (destructives et non-destructives) de biomasse;
  • La mise en place et le suivi d’un réseau de parcelles permanentes d’inventaire forestier;
  • L’inventaire et la conservation d’espèces végétales (red listing);
  • Des études d’impact et des stratégies de compensation de grands projets de développement;
  • La cartographie de la composition, de la structure (incluant les stocks de carbone), du fonctionnement et de la phénologie des végétations par diverses méthodes de télédétection ainsi qu’en accédant directement à la canopée (Projet UE Biodiversa Coforfunc);
  • Le suivi des changements des forêts face au changement global : afforestation naturelle des savanes, feux et dépérissement éventuels, et de leurs conséquences en termes de stocks de carbone et de biodiversité.